Editions Bruno Doucey

On pourrait penser qu’une maison d’édition qui voit le jour n’a pas de mémoire, qu’elle n’est pas encore entrée dans l’Histoire. Ce n’est pas le cas pour les Éditions Bruno Doucey. À leur manière, ces dernières ont déjà une histoire parce qu’elles entretiennent une filiation avec une maison d’édition que j’ai longtemps dirigée, avant de devoir rendre les armes : les éditions Seghers, nées à la fin de la Seconde Guerre mondiale des valeurs de la Résistance et de la Libération. Leur récente mise en sommeil a renforcé ma détermination à créer une maison indépendante, libre de ses options et de sa politique éditoriale.

Une poésie vivante et généreuse, ouverte et offerte à tous, une poésie qui ouvre nos horizons et nous rend plus forts ensemble, voilà la poésie que cette nouvelle maison d’édition veut promouvoir.
Poète, éditeur de poètes, j’entends d’abord faire découvrir les richesses insoupçonnées des poésies du monde. Les premiers livres donnent le ton : les poètes que nous publions proviennent de tous les continents : de France bien sûr, mais aussi des États-Unis, d’Irak, du Canada, d’Haïti… Et nous préparons déjà, pour les années à venir, d’autres voyages autour du monde. À l’heure où la France fait valoir les prérogatives de son Identité nationale, nous tenons à rappeler que la langue française ne possède ni cadastre ni titre de propriété. Elle est un espace libéré des frontières où chaque être repousse les limites de l’horizon d’autrui.

Poésie de combat, en somme ? Oui, dès lors que nous apprenons à métisser nos héritages culturels et humains pour bâtir un nouvel art de vivre ensemble. Et puisque nous rééditerons dès l’automne les poèmes qu’il écrivit pendant la Résistance, laissons à Pierre Seghers le soin de conclure par ces mots :
« Si la poésie ne vous aide pas à vivre faites autre chose.
Je la tiens pour essentielle à l’homme,
autant que les battements de son cœur. »

Contact

Fontaine O Livres
85, rue de la Fontaine-au-Roi

75011

Paris

<i>Pour que chantent les salamandres</i>

1er avril 2013

Pour que chantent les salamandres

Le mot de l’éditeur : Elle s’exprime en deux langues, le français et l’occitan, sans que l’on sache toujours, dans le cours limpide de son écriture, quelle est la part de l’affluent et celle du confluent. Elle, c’est Aurélia Lassaque, poète née en 1983 que je suis heureux d’accueillir dans ma maison d’édition. L’univers poétique d’Aurélia est libre, fantaisiste, singulier. Dans ce recueil, elle nous convie d’abord à une fête païenne lors de la journée la plus longue de l’année, celle du solstice d’été. (…)

Les terres rares

1er avril 2013

Les terres rares

Extrait :
Nous imposons les mains
afin que la chaleur
parvienne jusqu’à toi
Déjà te prévenir
des tendresses fragiles.

Le chant de ma soeur

1er avril 2013

Le chant de ma soeur

"Pour voir tes yeux
sourire
et pour ensorceler ton coeur
qui se fondait sans bruit
dans la détresse du monde
(…)
de tes larmes j’ai fait des ailes"

<i>Les voix du poème</i>

1er mars 2013

Les voix du poème

Pour la troisième année consécutive, les Éditions Bruno Doucey publient une anthologie consacrée au thème de la nouvelle édition du Printemps des Poètes, se déroulant du 9 au 24 mars 2013.
Le thème de cette 15ème édition ? Les voix du poème. Ainsi que l’explique Jean-Pierre Siméon, directeur artistique de la manifestation, « dès sa naissance, au début des temps humains, la poésie est une parole levée. Qu’il soit murmure, cri ou chant, le poème garde toujours quelque chose de son oralité native. » (…)

La vie est chaude

1er mars 2013

La vie est chaude

Le mot de l’éditeur : La vie est chaude… Ce livre, dont Dominique Sampiero a souhaité me confier la publication, fait alterner de courts poèmes et des passages en prose. Deux modes d’expression pour exorciser deux peurs, sonder deux mystères : celui de la nuit et celui de la mort. « J’ai voulu qu’ils se frôlent, confie-t-il dans ces pages, qu’ils se touchent, à travers la fenêtre ouverte du livre. Comme ils le font déjà dans la vie. » La douceur des mots pour parler de la mort, ce qu’il faut de lumière (…)

Comme si dormir

1er mars 2013

Comme si dormir

Auteur : Laurence Bouvet
Parution : le 31 janvier 2013
Le mot de l’éditeur : Un jour, Laurence Bouvet m’a dit : « Ma mère est morte après avoir regardé à la télévision un feuilleton nommé La mort est un poème ». Je connaissais depuis quelques années la poésie de cette auteure, psychologue de formation, dont l’écriture scrute l’intime. Mais c’est de cet échange que date véritablement notre rencontre. Comme si dormir n’évoque pas seulement les circonstances qui lient de façon troublante la mort de sa mère à la (…)

A table avec Marx de Matéi Visniec

1er mars 2013

A table avec Marx de Matéi Visniec

Le mot de l’éditeur : Soyez le bienvenu, Monsieur Visniec, et soyez sûr que je ne vous publierais pas si vous n’aviez rien à dire ! Ce livre, paru à Bucarest en 2011 sous le titre La masă cu Marx, marque votre retour à la poésie. Et ce retour est jubilatoire. À table avec Marx est composé de petites pièces poétiques qui s’apparentent à des saynètes. Drôle, douloureuse, absurde, fantastique, satirique, souvent théâtrale, toujours singulière, chacune d’elles nous rappelle que l’écrivain roumain, exilé en (…)

Sous le plafond des phrases

1er janvier 2013

Sous le plafond des phrases

"Pas de suicide
en Haïti
depuis longtemps
des drames
là-bas
pas de suicides
la vie
d’abord
avant la mort"

Dix-huit petites chansons de la patrie amère de Yannis Ristos

1er novembre 2012

Dix-huit petites chansons de la patrie amère de Yannis Ristos

Le cyclamen
"Petit oiseau couleur de rose, attaché par un fil
avec ses ailes enroulées volette dans le soleil,
Et si le regardes une fois, il te sourira
et si tu le regardes deux fois ou trois, tu te mettras à chanter."

Phares, balises & feux brefs suivi de Périples

1er novembre 2012

Phares, balises & feux brefs suivi de Périples

"La mort, seule immortelle,
je sais qu’un jour elle m’emportera.
Je m’insurge,
maudis,
maudis le fatal rendez-vous,
insulte l’ignoble bête noire,
mais ne perds de la vie
la moindre goutte de son miel."

Poème
de l’instant

Emmanuel Moses

Il était une demi-fois

Donnez-moi un mot
J’en ferai deux, j’en ferai trois
Et puis cent, et puis mille
Et quand je ne pourrai plus compter
Je repartirai en arrière
Jusqu’au tout premier
Qui sera le dernier.

Il était une demi-fois, Emmanuel Moses, illustré par Maurice Miette, Éditions Lanskine, 2019, p.32.