Editions Slatkine

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Diffusion France:Editions Honoré Champion3, rue Corneille

75006

Paris

Cartilage de Carmen Campo Real

1er juin 2010

Cartilage de Carmen Campo Real

"Dans ce musée,
S’éteignaient nostalgiques les séjours enchantés
Abandonnaient à la vie quotidienne
Les passagères peines,
Des larmes décrochaient mon sourire bridé
Et me rattachaient à tout jamais
Quand je t’ai vu sur ce banc soudain,
Cheveux ajustés telle une architecture ancienne - mutin -
J’ai de suite voulu bercer
Mes doigts promeneurs
Dans ta chevelure audacieuse, ô leurre
Ce geste révéla en moi une frayeur surdouée
Celle de t’avoir déjà rencontré
Au-delà des frontières, dans une autre (…)

Perfusions de Carmen Campo Real

1er septembre 2009

Perfusions de Carmen Campo Real

"Castagnes verbales d’un quotidien flippant
Sales manières arborées de Bijoux-parades
Descentes d’acides suffocants
Paradis sauvage - enfer urbain
La rue regarde
Frisson sonore où chaque mot visqueux
Colle au train comme un goudron poisseux,
Ghetto lumineux balayant d’un feu
Prophétique les nuages maussades
La rue regarde
Fast-food crasseux où la bière tiède empeste
Frustrés sexuels, mégalos rédempteurs de la peste
Poètes des rues, nihilistes contaminés
Authentiques branleurs, castrés, (…)

Poème
de l’instant

Jacques Ancet

La dernière phrase

Il n’y a ni drame ni déchirure.
On dirait dans le jour un infime
vertige. Rien ne change mais tout
vacille. ce qu’on voit, on le voit
comme s’il venait de s’absenter
et que chaque objet portait encore
une trace de ce qui s’éloigne.
Un peu de chaleur avant le froid.
Une attente qui n’attend plus rien.

Jacques Ancet, La dernière phrase, Frontispice de Paul Hickin, Éditions Lettres vives, 2004.