Éditions de la Coopérative

Le projet de La Coopérative est de publier des œuvres témoignant d’un désir d’améliorer notre monde à travers une analyse lucide et novatrice de l’expérience individuelle de l’homme sur la terre. Des textes appartenant à des genres littéraires différents peuvent illustrer cet effort pour construire une réalité habitable, dont la vie de la ruche constitue un symbole immémorial.

Les textes proposés s’inscriront dans une continuité. Continuité des auteurs, d’abord. Nous entendons donner leur chance à quelques œuvres auxquelles nous croyons, ce qui suppose un suivi sur plusieurs années. La poésie étant un élément essentiel de toute littérature, nous comptons lui accorder une place importante. La prose n’entre pas moins dans notre projet, sous la forme de romans et aussi de correspondances, de recueils d’aphorismes, d’essais et de textes autobiographiques.

Il nous semble urgent de rappeler que la littérature a pour vocation de jouer un rôle actif dans le destin terrestre. Le talent des écrivains leur confère une place à part, mais l’expérience qu’ils affrontent et élaborent est celle de tout être humain. En découvrant une œuvre littéraire, le lecteur modifie sa propre perception du monde. Le catalogue de La Coopérative vise à contribuer à cet enrichissement personnel en créant comme un microcosme, un ensemble d’ouvrages accessibles, liés par des liens secrets que nous voulons rendre manifestes.

Jean-Yves Masson

Contact

214 RUE SAINT-MAUR

75010

Paris

Sonnets de Germont

1er novembre 2015

Sonnets de Germont

SONNETS
Tu me souris comme le jour se lève
Et tes paroles mystérieuses m’emplissent de joie.
A ces heures ensoleillées je dédie ton souvenir,
J’ai participé à ce moment de ta vie mémorable.

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.