Editions isabelle sauvage

Au départ, deux éditeurs, deux personnalités : Isabelle Sauvage et Alain Rebours, pour s’aider, se contredire, se compléter et s’enrichir… quatre petites mains pour le reste.

Mais, jamais deux sans trois ? Au 1er mars, Sarah Clément nous a rejoints, et comme deux plus un(e) égale trois, et que deux + deux + deux font six… petites mains… Donc :
Isabelle Sauvage : maîtrise d’histoire de l’art (médiévale), puis éditrice/relectrice en free-lance pour de nombreuses maisons d’édition (principalement de livres d’art ou catalogues d’expos, notamment pour le Jeu de Paume)… la typographie au plomb mobile apprise sur le tas dans un atelier de typographe-imprimeur (René Jeanne), puis un autre (Michael Caine), et c’est le premier livre d’artiste(s), puis l’achat de matériel typo, et la joie de retrouver et l’art et les mots, et la tête dans les doigts.
Alain Rebours : un CAP de typographe tôt, très tôt, graphiste au fur et à mesure des années… métier qu’il transmet un temps à l’école Estienne… Tardivement, un DEA de Lettres sur René Char, puis chargé de cours à l’université Paris VII… aujourd’hui éditeur et psychanalyste.
Sarah Clément : longtemps assistante d’édition au Jeu de Paume, éditrice/relectrice en free-lance pour de nombreuses maisons d’édition (livres d’art ou catalogues d’expos)… A fondé la librairie Interlignes à Limours (Essonne) qu’elle a tenue pendant 11 ans avant de s’installer en Bretagne, où commence sa nouvelle vie.

Contact

Coat Malguen

29410

Plounéour-Ménez

Les ardoises de Franck André Jamme

1er novembre 2022

Les ardoises de Franck André Jamme

Franck André Jamme (1947−2020) était un poète rare (on ne compte qu’une quinzaine de livres, plus des reprises ou des traductions en américain, aux éditions Unes, Virgile ou aux éditions isabelle sauvage principalement), resté assez confidentiel alors qu’il avait reçu en 2005 le Grand prix de poésie de la Société des gens de lettres pour l’ensemble de son œuvre. Celle-ci est marquée par l’art de l’épure, la profondeur et la simplicité afin de « rassembler presque tout dans presque rien », comme il le disait (…)

La pandémiade

1er novembre 2022

La pandémiade

La pandémiade propose trois ensembles écrits lors de ces deux dernières années, « Cronicque du confinement » (du 16 mars au 11 mai 2020), « Congés de liberté » (du 12 juillet au 9 août 2021) et « Sermon joyeux de la crise sanitaire » (du 23 août au 13 octobre 2021), qui eux-mêmes ne constituent qu’une partie d’une somme poétique en cours. Le titre, dit l’auteur, pastiche La Franciade de Ronsard, mais le néologisme renvoie aussi aux sonorités de débandade, mascarade ou encore jérémiade et autres termes au (…)

Le transi des jours

15 octobre 2022

Le transi des jours

Comme les autres livres de Chloé Bressan, Le transi des jours se prête volontiers à une mise en scène — ce dont elle est coutumière : plusieurs voix se partagent en effet l’espace de ce livre, un je et un elle, un tu et un il, un enfant, une jeune fille, sans qu’on puisse toujours les départager, en une suite de tableaux animés, sensibles, mêlant onirisme et scènes tangibles, matérielles. Ces tableaux sont structurés autour d’une énumération : « il y a l’os… » « dans l’air et l’infini ». Ces formules (…)

Lieu l'autre

18 juillet 2022

Lieu l’autre

Publié avec le soutien du Centre national du Livre et de la région Bretagne
Il y a le(s) lieu(x), refuge et seuil au-delà de soi, se tenir « ici », et franchir, parcourir, marcher, fouler : col, chemin, versant ; le paysage : ciel, arbres, lande, neige, pierres ou roche ; le sédiment. Le dehors. Le presque, l’imperceptible, l’aléatoire et le transitoire, l’évanescent. Les animaux, devenus quasi mythologiques, bisons, vieux troupeau, grand mammifère, « chevaux éventrés de la nuit », avec lesquels (…)

Ma peau de fille

18 juin 2022

Ma peau de fille

Ma peau de fille est une suite de Polaroïds d’une enfance en province, dans ce qu’on imagine une petite ville, ou à la campagne. On est dans les années 70 – 80, comme l’indiquent quelques repères (la mobylette, le walkman, le mange-disques et l’ardoise magique, la Renault 12) et les références musicales. Le décor varie entre l’extérieur — champs, forêt, neige ou ruisseau —, et l’intérieur — un garage où s’entreposent toutes sortes d’objets, une salle de classe, une cour d’école. On passe d’« un corps animal, (…)

Julien le rêveur

18 juin 2022

Julien le rêveur

Publié avec le soutien de la région Bretagne
Julien est un grand rêveur. Non pas de rêves éveillés, mais de « vrais » rêves, ceux qui naissent pendant son sommeil. C’est de leur inaliénable puissance qu’il s’agit dans ce récit. Une puissance qu’ignorent les procédures de maîtrise, de pouvoir, mises en place par une société de la « communication », de « l’évaluation », de la « performance », toutes appellations qui recouvrent l’idéologie par laquelle on resserre l’étau autour de ceux qu’il faut rendre « profitables (…)

Second jardin (drugi vrt)

1er juin 2022

Second jardin (drugi vrt)

Publié avec le soutien du Centre national du Livre et de la région Bretagne
Second jardin (drugi vrt) forme le troisième volet d’un triptyque avec les deux recueils précédents de Lou Raoul, Most et Otok, tous les trois tournés vers la Croatie. Après Else et Kim, c’est le personnage Beris que l’on suit, une fois encore avec des repères temporels et spatiaux incertains et une écriture marquée par des décalages et des ellipses, tant sémantiques que syntaxiques, à même de transcrire le chamboulement de la (…)

Les caduques

29 mars 2022

Les caduques

Les caduques est un livre à multiples entrées. Maryvonne Coat y explore l’enfantement au plus intime, au creux de la chair de la femme, la fusion utérine entre la mère et l’enfant, mais on peut y voir également la relation sexuelle et amoureuse des amants. C’est une plongée, ou une traversée, du corps-matrice, du corps-vie.
Si l’usage du mot « caduc/que » pour quelque chose de périmé est fréquent, l’est beaucoup moins son acception médicale, au féminin, qui désigne la/les membranes qui vont former le (…)

La hure-langue

9 octobre 2021

La hure-langue

Publié avec le soutien de la région Bretagne
C’est du côté de la bête, du sauvage, des grognements, du terrier, que Roland Cornthwaite, par-dessus son histoire familiale, se tourne, érigeant le sanglier en emblème de liberté, contre le cochon polissé, dressé, dépecé, vidé de sens. Contre la domestication ou, en l’occurrence, un « dérèglement de fam’fille », étant né (« sang lié ») d’un père dont la langue étrangère dut être tue, en « famille, la bonne, “la française”, la famille maternelle » (« parle pas (…)

Swifts

1er octobre 2021

Swifts

Publié avec le soutien du Centre national du Livre et de la région Bretagne
Construit en trois parties, comme Éparpillements (éd. isabelle sauvage, 2017), Swifts en est selon l’autrice le jumeau, mais aussi une suite, au sens musical, une variation sur les mêmes motifs, avec toujours cette même attention aux choses, à la nature, aux bêtes… Le mot anglais swift (en français martinet) dit à la perfection tout à la fois le vol, la trace, la promptitude, le son que produit dans l’air le passage de (…)

Poème
de l’instant

L’agonie du figuier

je t’attendrai debout sur le même sourire
pour conjurer la tempête

Tahar Djaout, 1954-1993, « L’agonie du figuier », apulée, Éditions Zulma, 2021.