Editions isabelle sauvage

Au départ, deux éditeurs, deux personnalités : Isabelle Sauvage et Alain Rebours, pour s’aider, se contredire, se compléter et s’enrichir… quatre petites mains pour le reste.

Mais, jamais deux sans trois ? Au 1er mars, Sarah Clément nous a rejoints, et comme deux plus un(e) égale trois, et que deux + deux + deux font six… petites mains… Donc :
Isabelle Sauvage : maîtrise d’histoire de l’art (médiévale), puis éditrice/relectrice en free-lance pour de nombreuses maisons d’édition (principalement de livres d’art ou catalogues d’expos, notamment pour le Jeu de Paume)… la typographie au plomb mobile apprise sur le tas dans un atelier de typographe-imprimeur (René Jeanne), puis un autre (Michael Caine), et c’est le premier livre d’artiste(s), puis l’achat de matériel typo, et la joie de retrouver et l’art et les mots, et la tête dans les doigts.
Alain Rebours : un CAP de typographe tôt, très tôt, graphiste au fur et à mesure des années… métier qu’il transmet un temps à l’école Estienne… Tardivement, un DEA de Lettres sur René Char, puis chargé de cours à l’université Paris VII… aujourd’hui éditeur et psychanalyste.
Sarah Clément : longtemps assistante d’édition au Jeu de Paume, éditrice/relectrice en free-lance pour de nombreuses maisons d’édition (livres d’art ou catalogues d’expos)… A fondé la librairie Interlignes à Limours (Essonne) qu’elle a tenue pendant 11 ans avant de s’installer en Bretagne, où commence sa nouvelle vie.

Contact

Coat Malguen

29410

Plounéour-Ménez

Pointillés

26 août 2019

Pointillés

Françoise Louise Demorgny, comme dans Rouilles et Un écart, ses précédents livres, retrouve les Ardennes, ce pays d’enfance qui la « tourmente fidèlement » et ses « voix urgentes » qui « montent des marges de l’oubli ». Se dessine peu à peu la figure de la mystérieuse tante Pierrette, placée chez les Filles du Cœur miséricordieux de Marie où naîtra Roland, l’enfant illégitime. Si les pointillés du titre sont bien sûr ceux de la frontière entre la France et la Belgique, figure centrale du récit, « lieu de tous (…)

Arabat

1er avril 2019

Arabat

Livre accompagné de deux films sur DVD, de photographies des auteures et de dessins d’Agnès Dubart
Arabat réunit un ensemble de textes, photographies et dessins et un film en deux parties sur DVD, le tout né de la résidence, en 2018, d’Élodie Claeys et de Caroline Cranskens à Plounéour‐Ménez, en plein cœur des monts d’Arrée. Le titre, signifiant en breton « ne pas » (aussi bien : « interdit », « défense de » — « ça suffit »), est inspiré d’un poème d’Anjela Duval (1905−1981), paysanne et poétesse bretonne (…)

Une même lunaison

1er avril 2019

Une même lunaison

Une même lunaison est le « journal » d’une lunaison, l’intervalle de temps séparant deux nouvelles lunes. Ce journal tel un cycle en partage relatant les vies d’ils ou elles – au singulier, en solitude souvent, des gens plutôt âgés, quelques enfants ou écoliers – est séparé en deux parties construites chacune sur quinze jours, « Un même vent » et « Un même temps », titrées d’après le terme de marine « lunaison de vent ou du même temps / du même vent ou de temps ». « Il y a ici tout un monde qui s’affaire (…)

Ruine balance

1er avril 2019

Ruine balance

Ruine balance reprend le flot du Journal de l’attente et de Nuit témoin, fait corps avec eux, constituant ainsi le troisième volet d’un triptyque, se déployant comme le livre de la « renaissance », de la traversée, du passage, après la perte et l’effondrement : « tout l’été enterrer nuit témoin ». Et si « le désastre n’est jamais scellé », l’obscur, la ruine toujours là, en flux et reflux, en remous, « capable le désir attaque / au cinquième coup du matin / dans le corps l’abondance s’obstine / reconnaître à la (…)

Des disparitions avec vent et lampe

1er avril 2019

Des disparitions avec vent et lampe

Des disparitions avec vent et lampe se compose de trois parties nées d’un même lieu : une chambre, « chambre vide et réelle », mais aussi « lieu des drames » et « chambre de morte », à partir de laquelle va advenir la langue… De la mort ou du drame, rien ne sera réellement dit, que ces disparitions et apparitions d’images dans et hors de la chambre. À l’intérieur, sont l’amour, le corps morcelé, la peau, les mots, la folie… et la lampe, figure centrale, « présence corporelle », « lampe drame de la chambre ». (…)

<i>Éparpillements</i>

1er juin 2017

Éparpillements

c’est la maison
c’est le dedans
c’est l’enclos à quitter
c’est le vide à remplir
je chercherais et je ne pourrais rentrer -
c’est dans la tête des maisons assemblées
désassemblées que l’on emmène par les murs
la table que l’on emporte la chaise de cuisine
qui boite et qui ne boite plus
sur un autre sol
c’est la maison qui s’en va par petots morceaux
s’effrite parce qu’il n’y a personne (…)

Le Livre des morts de Muriel Rukeyser

1er mars 2017

Le Livre des morts de Muriel Rukeyser

Édition enrichie d’un cahier de 11 photographies Accompagné de « Cadavres, sous-produits des dividendes » de Vladimir Pozner
L’événement qui déclencha l’écriture du Livre des morts est un scandale industriel survenu à Gauley Bridge, en Virginie-Occidentale, au début des années 1930 : sous la responsabilité de la Union Carbide and Carbon Corporation, un tunnel fut creusé pour dévier une partie des eaux de la New River et alimenter une centrale hydroélectrique ; la roche se révéla d’une très forte teneur en (…)

Notre voix

1er mars 2017

Notre voix

Titre original : Nossa voz
Traduit par Elisabeth Monteiro Rodrigues
Collection « corp/us »
Coffret 16 x 16 cm comprenant 1 poème-affiche format 48 x 64 cm, 1 CD de lectures & création sonore bilingue, 1 livret bilingue de 8 pages, impression offset en tons directs
Graphisme affiche : Florence Boudet
Création sonore et arrangements : Samuel Lietmann
Voix : Ana Lúcia Marques da Cruz, Elisabeth Monteiro Rodrigues, Samuel Lietmann, Sandra Tamele
Présentation du coffret
"Lors de mon dernier (…)

Sommes nous de Sofia Queiros

1er février 2017

Sommes nous de Sofia Queiros

Comme toujours chez Sofia Queiros, Sommes-nous est emprunt d’une grande humanité, d’une grande tendresse. Sa prose poétique, très rythmée, est en apparence simple mais, légèrement bousculée, avec des mots accolés inattendus, déroutants, jouant sur l’ambiguïté, elle nous emmène où nous n’avions pas prévu d’aller… Mais toujours dans nos vies, nos batailles à vivre.

L'enclos du vent

1er février 2017

L’enclos du vent

L’enclos du vent : ici se dessine un territoire, clos très paradoxalement – peut-on circonscrire le vent ? N’est-ce pas plutôt le livre en soi, cet espace ?, où va-et-vient entre l’image et le mot, recherche de l’image sous la paupière comme du mot sous la langue jouent « le même affût pour l’intime », « un étrange abandon // le frêle de quelque chose / inattendu ».
Les poèmes sont organisés en quatre parties, ou plutôt quatre temps, ponctués par des séries de photographies distinctes. D’abord la forêt, des (…)

Poème
de l’instant

L’ivre de mots

Pleure si tu es un homme.

Stéphane De Groodt, L’ivre de mots, Éditions de l’Observatoire, 2019