Editions isabelle sauvage

Au départ, deux éditeurs, deux personnalités : Isabelle Sauvage et Alain Rebours, pour s’aider, se contredire, se compléter et s’enrichir… quatre petites mains pour le reste.

Mais, jamais deux sans trois ? Au 1er mars, Sarah Clément nous a rejoints, et comme deux plus un(e) égale trois, et que deux + deux + deux font six… petites mains… Donc :
Isabelle Sauvage : maîtrise d’histoire de l’art (médiévale), puis éditrice/relectrice en free-lance pour de nombreuses maisons d’édition (principalement de livres d’art ou catalogues d’expos, notamment pour le Jeu de Paume)… la typographie au plomb mobile apprise sur le tas dans un atelier de typographe-imprimeur (René Jeanne), puis un autre (Michael Caine), et c’est le premier livre d’artiste(s), puis l’achat de matériel typo, et la joie de retrouver et l’art et les mots, et la tête dans les doigts.
Alain Rebours : un CAP de typographe tôt, très tôt, graphiste au fur et à mesure des années… métier qu’il transmet un temps à l’école Estienne… Tardivement, un DEA de Lettres sur René Char, puis chargé de cours à l’université Paris VII… aujourd’hui éditeur et psychanalyste.
Sarah Clément : longtemps assistante d’édition au Jeu de Paume, éditrice/relectrice en free-lance pour de nombreuses maisons d’édition (livres d’art ou catalogues d’expos)… A fondé la librairie Interlignes à Limours (Essonne) qu’elle a tenue pendant 11 ans avant de s’installer en Bretagne, où commence sa nouvelle vie.

Contact

Coat Malguen

29410

Plounéour-Ménez

le dit du raturé, le dit du lézardé de Jacques Roman

1er décembre 2013

le dit du raturé, le dit du lézardé de Jacques Roman

Le désir est faille puisqu’il est à combler même si incomblable. La lézarde n’est pas impasse, elle est ouverture d’avenir.

Journal de l'attente

1er avril 2013

Journal de l’attente

un fouillis de cris assèche l’air humide
le sel comme suraigu sur les lèvres
doigts
déchirement
on devine la fenêtre ouverte
le saignement quand l’horizon témoigne
le saut lui n’est jamais branlant…

Terre sienne

1er novembre 2012

Terre sienne

terre
mise en vers
(admise ?) (inverse ?)
(devant l’hiver)
malgré l’averse
l’aplat les plis
du noir au vert

Le chant de la femme fragile de Chloé Bressan

1er novembre 2012

Le chant de la femme fragile de Chloé Bressan

"A son rêve
elle oppose un sourire
muet
des lézardes le long de l’échine
elle est
immobile"

Percolamour

1er novembre 2012

Percolamour

"nous pesons si peu
une rosace d’hélium, une pelure d’encre
paupières à tâtons
rares et chétifs
nous pesons si peu
courant les rues, des restes de couvertures jetés sur les
épaules, du mercure sous les tempes"

Else avec elle

1er juin 2012

Else avec elle

"Un jour tu es
et tu me dis que c’est ton nom
alors comme j’ouvre toutes les fenêtres à l’air nouveau
et au bel air
je touche tes yeux qui ne s’émiettent et je te donne, Else, ma vie…"

et puis plus rien de rêves de Sofia Queiros

1er juin 2012

et puis plus rien de rêves de Sofia Queiros

"INT. NUIT
Quand Père a passé, je n’avais que six semaines dans le ventre maternel.
Il venait de planter la caroubier, grince encore la mère.
Je ne suis pas sensible aux ragots. Père est au cimetière, sans doute. Il ne batifole pas avec la lavandière. Il n’a aucune permission…."

et leçons et coutures

1er avril 2012

et leçons et coutures

faites de bousigues assez lisibles par quoi on lira diverses façons de rattachements et de raccordements à des auteurs et à leurs livres ou a des oeuvres à dessein…

Résidence absolue

1er avril 2011

Résidence absolue

"Sur l’écran de l’ordinateur de la villa Beaubébour avec une valeur sûre de poètes en général poétesses, on ne s’en sortira oas avec l’unisexe face aux auditrices-spectateurs de poésie, (la plante en fleur), mais quand il écrit poète et poétesse, (les parenthèses ne sont pas une solution) on c’est moi, il faut d’abord dire l’une puis l’autre, décider qui dans quel ordre et changer l’accent sur le e. et, dans le doute elle commence avec le masculin, c’est la culture qui (…)

Scordatura de Violaine Guillerm

1er avril 2011

Scordatura de Violaine Guillerm

"cri d’attente
au pied des triomphes, des blessures
le coeur plein"

Poème
de l’instant

terrains vagues

Tu cueilles pour moi
des mûres poussiéreuses
au goût de septembre
et pendant qu’entre mes dents
je tente d’écraser les petites graines
je me dis que grandir
c’est à chaque fois quitter l’été.

Géraldine Hérédia, terrains vagues, Le port a jauni, 2021.