Editions isabelle sauvage

Au départ, deux éditeurs, deux personnalités : Isabelle Sauvage et Alain Rebours, pour s’aider, se contredire, se compléter et s’enrichir… quatre petites mains pour le reste.

Mais, jamais deux sans trois ? Au 1er mars, Sarah Clément nous a rejoints, et comme deux plus un(e) égale trois, et que deux + deux + deux font six… petites mains… Donc :
Isabelle Sauvage : maîtrise d’histoire de l’art (médiévale), puis éditrice/relectrice en free-lance pour de nombreuses maisons d’édition (principalement de livres d’art ou catalogues d’expos, notamment pour le Jeu de Paume)… la typographie au plomb mobile apprise sur le tas dans un atelier de typographe-imprimeur (René Jeanne), puis un autre (Michael Caine), et c’est le premier livre d’artiste(s), puis l’achat de matériel typo, et la joie de retrouver et l’art et les mots, et la tête dans les doigts.
Alain Rebours : un CAP de typographe tôt, très tôt, graphiste au fur et à mesure des années… métier qu’il transmet un temps à l’école Estienne… Tardivement, un DEA de Lettres sur René Char, puis chargé de cours à l’université Paris VII… aujourd’hui éditeur et psychanalyste.
Sarah Clément : longtemps assistante d’édition au Jeu de Paume, éditrice/relectrice en free-lance pour de nombreuses maisons d’édition (livres d’art ou catalogues d’expos)… A fondé la librairie Interlignes à Limours (Essonne) qu’elle a tenue pendant 11 ans avant de s’installer en Bretagne, où commence sa nouvelle vie.

Contact

Coat Malguen

29410

Plounéour-Ménez

Phasmagoria de Claire le Cam

1er décembre 2009

Phasmagoria de Claire le Cam

"Tout ce temps en lignes décomposé est propice au leurre fondamental. Le présent vous installe confortablement et puis vous dégage d’un coup d’hypothèse, et puis vous assome d’un coup d’avenir tandis que l’imparfait vous donne l’impression d’exister."

<i>Demain l'apparence occultera l'apparition</i>

1er novembre 2009

Demain l’apparence occultera l’apparition

Pour Carole Darricarrère, l’anecdote est un prétexte
pour parvenir au mystère de la langue (le « Poème »)
comme au mystère de la vie, de l’amour, du surgisse-
ment et de l’effacement de toute chose. Elle s’offre
et nous offre une expérience de la dérive, un « vaga-
bondage » qui engage le lecteur à larguer les amarres,
à « aérer la vision calcifiée qu’il a du réel ».
« À ce moment-là elle dit : “Si, sur ton chemin, tu
rencontres la réalité, coupe-lui la tête.” (…)

Poème
de l’instant

« Fabulation »

« Cela » : humus formé par l’effritement et l’évaporation de nos rêves – diurnes autant que nocturnes ¬–, et que viennent féconder les songes ainsi qu’une abeille féconde les fleurs où elle butine. Les songes, montés (ou descendus ?) des confins du visible.

Sylvie Germain, « Fabulation », Revue Caravanes 8, Éditions Phébus, 2003.