Eric Pesty

Editeur de poésie contemporaine.
Eric Pesty est une association à but non lucratif (loi 1901). La fondation de cette association s’inscrit dans la continuité de projets éditoriaux accomplis par son directeur (Les mots de la tétralogie/Concordance du texte de Claude Royet-Journoud (005 éditeur, 2002) ; Les oeuvres de Tacite de la traduction de Nicolas Perrot d’Ablancourt (Ivrea 2004) en collaboration et à l’invitation de Jean Pietri ; la revue de création Issue (5 numéros parus) co-dirigé avec Eric Giraud et David Lespiau (2001-2005)).
Eric Pesty éditeur entend publier des livres à raison de deux ou trois titres par an. La vocation de cette maison est d’offrir un lieu éditorial à des textes de littérature et de poésie contemporaines. Depuis sa fondation en fin d’année 2005, Eric Pesty éditeur a publié un diptyque d’Emmanuel Fournier (36 Morceaux et Mer à faire) et un livre réunissant les cinq entretiens qu’Anne-Marie Albiach a accordés à Jean Daive entre 1978 et 2003 (Anne-Marie Albiach l’exact réel). Pour l’hiver est annoncé un livre de Philippe Grand (Tas II).

Type de livres :
Brochés

Mode de diffusion :
Auto-distribution, auto-diffusion

Année de création : 2005

Nombre de parutions par an
 : 2-3 titres

Tirage moyen : 600 ex

Auteurs phares  : Emmanuel Fournier, Jean Daive, Philippe Grand

Ne souhaite pas recevoir de manuscrits

Contact

10 rue des Mauvestis

13002

Marseille

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.