Escales de Gérard Gâcon

Escales de Gérard Gâcon

Si l’on oublie de prononcer mentalement, en articulant et en chantant, les vers de Gérard Gâcon au moment où on les lit, on risque de passer à côté, et de ne pas remarquer cette sensibilité qui frémit toute entière sous la peau du poème. La musique verbale, faite de vagues et de creux sonores, de pleins et déliés auditifs, vient peut-être de la scansion de la poésie anglaise, que le poète enseigna de longues années, et qui, imprégné de la musique élastique et bondissante de la langue shakespearienne, la reprend à son compte pour faire ce que doit faire le poète : exprimer le « lait de la tendresse humaine » et l’indicible du monde.

Paru le 1er juin 2011

Éditeur : Jacques André éditeur

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Tchernobyl, récits

J’ai ramassé, dans les environs du réacteur, une pierre que j’ai longtemps eue posée sur la bibliothèque, je la regardais, parfois aussi je la prenais dans mes mains. Un ami qui passait chez moi et a appris d’où elle venait l’a jetée par la fenêtre.

Ingrid Storholmen, Tchernobyl, récits,Traduit du norvégien par Aude Pasquier, Éditions LansKine, 2019.