Esperluète Editions

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Je ne suis pas un oiseau

1er mai 2019

Je ne suis pas un oiseau

Entre écriture poétique et recherches graphiques, Je ne suis pas un oiseau aborde et joue sur la question du sens des mots et de la représentation de la migration, du déracinement, de la dignité, du fatum, de la destinée imposée par les catastrophes et les guerres. Bien que le sujet soit ancré dans l’actualité, Anne Herbauts lui donne un sens très large, et non connoté ou lié à des évènements précis. Le livre porte la question du sens, du regard et de la définition que l’on pose sur la migration, par ce (…)

Nos abris

15 mars 2019

Nos abris

Albane Gellé poème, Anne Leloup lithographies.
Quelques-uns, seuls, ensemble, tâchent de vivre au milieu de diverses étendues, géométriques, géographiques, ils essaient des combinaisons de vies et d’émotions, ils se battent avec des confusions, testent les positions de leurs phrases, inventent des figures, s’appliquent à placer leur corps dans une dimension à leur taille, laissent des espaces mesurés entre chacun d’entre eux, se tutoient, cherchent au bout du compte à se mettre à l’abri des (…)

Les blancs pains

8 mars 2019

Les blancs pains

Françoise Lison-Leroy poèmes, Diane Delafontaine collages et dessins
Petite tante. Tu me devances à grands pas, car ta course est légère. Je fais halte en ce siècle qui convoque ma présence. Je lâcherai prise à mon tour, léguant le crayon à d’autres mains fugueuses. Tout ce qui est écrit s’immisce dans la fresque, témoin de l’échappée. Il fait clair.
Faire ses blancs pains, au Pays des Collines, c’est pétrir le drap du lit comme pour préparer une offrande pour l’au-delà. Ce geste annonce alors que (…)

Elles viennent dans la nuit

1er novembre 2018

Elles viennent dans la nuit

Comment retenir les rêves, les empêcher de fuir ? L’espace d’un instant, parfois, affleure la présence d’un monde invisible. Des visages, des voix se dégagent de l’ombre. Des figures irréelles, fascinantes, fugaces, apparaissent en songe. D’énigmatiques visiteuses qui, à peine entrevues, à chaque fois s’échappent, se glissent hors de la chambre, laissant flotter l’énigme de cet instant de grâce.
Parce que le monde de la nuit est fugace, il nous manque les mots pour en parler. C’est là que le poème (…)

Montagnes

1er novembre 2018

Montagnes

Quatre randonneurs se mettent en route, une famille ? des amis ? peu importe, ils s’unissent dans la marche et le paysage.
Paysage aux points de vue mouvants, qui tantôt les domine, tantôt les engloutit mais que toujours ils redécouvrent.
Le randonneur entre en montagne comme on entre en méditation ; doucement, un pas après l’autre, concentré sur sa foulée, sa respiration, ce qui l’entoure. La marche en montagne invite à l’introspection, à la réflexion. Le randonneur se moque du confort habituel, (…)

Se jeter à l'eau de Geneviève Casterman

1er novembre 2018

Se jeter à l’eau de Geneviève Casterman

Dos crawlé, brasse coulée, nage papillon, plonger, apprendre à nager, sauter, couler, boire la tasse, remonter, reprendre son souffle, trouver sa vitesse de croisière, garder la tête hors de l’eau… À la piscine, c’est un peu comme dans la vie : on commence tous par se jeter à l’eau.
C’est une longue piscine qui se déroule sous nos yeux, de la petite à la grande profondeur. Du nageur assuré à l’apprenti plongeur, ils sont tous là pour nager, chacun à sa manière.
Le livre se déploie en accordéon : on (…)

Où vont les oiseaux, de Céline Delabre

20 octobre 2018

Où vont les oiseaux, de Céline Delabre

Martin s’ennuie. Il voudrait s’évader, comme les oiseaux qui s’envolent. Alors, son papa l’emmène en balade : il découvre la nature et ses paysages d’automne, les oiseaux, les insectes, le vol des feuilles de marronnier et la beauté de la pluie.
Cette escapade en pleine nature est rythmée par les questions et les joies de l’enfant, curieux de tout et avide de liberté. Le petit lecteur suit Martin dans cette aventure à travers les gravures et collages de Céline Delabre, vastes paysages aux couleurs de (…)

Chevaux de guerre

1er mai 2017

Chevaux de guerre

Poème écrit avec des cartes postales de la guerre 14-18 dans les mains, poème écrit pour tous les chevaux qu’on emmène à la guerre.
Illustrations : Alexandra Duprez

Tango

1er novembre 2016

Tango

Gravures Martine Souren
car il faut danser
cette plainte sombre
telle une femme entière

Pierrot de rien

1er septembre 2014

Pierrot de rien

C’est l’histoire d’une furie, de quelqu’un qui s’en va larguer la déveine à l’insu de tout le monde. Il faut partir, courir, jeter le sac entre ville et néant. le train, pourquoi le train ? Lui seul casse le monde en deux, et la rafale, et le pays trahi. Lui seul ne peut cesser sa course à l’assaut d’une épave.

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.