Etats provisoires du poème n°18

Etats-Unies, poésie transatlantique

Etats provisoires du poème n°18

Les États provisoires du poème traversent l’Atlantique avec ce nouveau numéro. Poèmes, récits de voyage, études autour de Paul Claudel côtoient un texte inédit de Henry David Thoreau et une belle réflexion sur la traduction. Ce numéro 18 de la revue permet de découvrir les États-Unis d’une façon originale et stimulante, à travers le regard croisé de poètes, traducteurs et universitaires qui ont choisi, depuis la France, de raconter « leur Amérique ».

Les grands espaces états-uniens, tant de fois parcourus dans les livres et les films, s’ouvrent ici à de nouveaux horizons. Cette fois encore, les États provisoires du poème rappellent que la poésie est aussi un lieu d’échanges : cette Amérique vue de France gagne en complexité et en richesse.

Texte de l’éditeur, parution 2018.

Paru le 10 décembre 2018

Éditeur : Cheyne

Genre de la parution : Revue

Poème
de l’instant

Carl Norac

Avant de tout dire

Toute la beauté du monde, je ne peux pas te la dire. Mais rien ne m’empêche d’un peu l’approcher avec toi.

Il y a de si grands murs qui cachent les jardins, des dépotoirs au bord des plages, des ghettos dans des îles, tant de blessures aux paysages.

Par bonheur, un peu de splendeur demeure alentour et le dire, même tout bas, par amour, c’est croire encore qu’un jour, nous irons la trouver, toute la beauté du monde.

Carl Norac, « Avant de tout dire », Le livre des beautés minuscules, Éditions Rue du Monde.