Flammarion

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collection Poésie

75013

Paris

<i>L'inhabitable</i>

10 avril 2006

L’inhabitable

Ce sont les "choses de la vie", ses instants de stupeur ou de joie que cherche à capter la poésie d’Ariane Dreyfus, pour en restituer la tranparence dans ce langage à la fois direct et imperceptiblement troublé, tremblé, vacillant que ses lecteurs lui connaissent. Après la parabole des westerns et la métaphore de la danse, dans de précédents recueils, les poèmes de L’Inhabitable poursuivent ce dialoguie limpide avec le réel, interrogeant la présence et le silence, le regard et l’émoi des corps. Ce qui (…)

Albany

1er mars 2006

Albany

Des pommes et des oranges, Californie - II
La maison
derrière moi disparaît. Les îles
font de l’eau autour
et je suis seul, jour
salaison
sur ma poutre radeau. Et j’enfile
des rues. Des stations de B.A.R.T. Des villes
dont les bruits accourent
et leurs ponts.

Dormans

1er février 2006

Dormans

De quels songes logiques émergent ces Dormans, tapis derrière leur orthographe archaïque ? Du roman de la nuit qui ouvre le livre ou d’une table plus ancienne, à l’ombre des gisants d’Ephèse ? L’auteur conserve seule la clef de son énigme et de ces récits qui s’emboitent, aussi tangibles qu’un rêve devenu réel _ à moins que ce ne soit l’inverse… Et si elle feint de nous rassurer dans les croquis de son cahier japonais ou en décryptant les nuages dans ses sonnets du ciel, Marie Etienne affirme une fois encore (…)

La Tamarissière

1er janvier 2006

La Tamarissière

Si l’on s’en tient à leur surface, et à leur narration suspendue, il ne se passe apparemment pas grand chose dans les séquences poétiques regroupées par Eric Sautou à l’enseigne de La Tamarissière.
Le monologue est souvent de mise et les décors patiemment décrits, les objets qui s’accumulent semblent parfois plus présents que les êtres qui déambulent, accablés par le poids d’une réalité qui ne cesse, dirait-on, de les fuir, ou de les repousser. Pourtant, l’enchaînement de courts récits et de portraits (…)

Limitrophe d’Hervé Piekarski

24 octobre 2005

Limitrophe d’Hervé Piekarski

Ce recueil s’inscrit dans le projet d’Hervé Piekarski de redécouverte du récit que son oeuvre lucide et visionnaire s’acharne à exhumer.

Visage des nuits

3 octobre 2005

Visage des nuits

Ce recueil est composé d’une douzaine de séquences où vers et prose alternent. Une évocation de Sade succède à une série de comptines, puis viennent une étude sur Chateaubriant, une suite d’aphorismes lapidaires ou une musique secrète.

Fond de troisième oeil

1er avril 2005

Fond de troisième oeil

"Erotie pays pléonasme
antre chanté aux orties
néottie nid d’oiseau
plaît aux plis ni moraux"

Biographie de Max Jacob de Béatrice Mousli

1er mars 2005

Biographie de Max Jacob de Béatrice Mousli

Max Jacob (1876-1944) : une personnalité bohème aux facettes multiples, à la fois légère et mystique ; une œuvre variée (romans, nouvelles, poésie), fantaisiste, d’inspiration surréaliste avant l’heure (Le Cornet à dés, 1916) ; un parcours lié à celui des grands artistes du temps, Picasso, Apollinaire, Cocteau. Juif né à Quimper, Jacob débarque à Paris en 1895. Peintre, il y survit comme clerc de notaire ou magasinier et se passionne pour la littérature et la musique. Une joyeuse communauté artistique se (…)

<i>Été</i>

1er février 2005

Été

Bernard Chambaz n’avait pas publié de poèmes depuis la parution d’Échoir en 1999, s’étant alors lancé dans un projet qu’il qualifie lui-même de démesuré : l’écriture d’un recueil « au long cours » - ou plutôt d’un immense poème, composé de 1 001 fragments, à raison d’une centaine par an. Résultat de cinq années d’écriture insistante (et exaltée), Été réunit la première moitié de cet ouvrage, ses 500 premières « séquences », réparties en cinq chants. Disons-le sans détour : Été est LE grand livre de Bernard Chambaz, (…)

Médéa

10 janvier 2005

Médéa

Médéa propose une version nouvelle, une mise en vers contemporaine de la Médée d’Euripide, dont elle suit le découpage et les dialogues jusqu’au drame qui en est le ressort horrifié : le meurtre de ses fils par une mère désavouée. Le registre choisi par Mathieu Bénézet surprendra peut-être, à une époque où la « révision » du répertoire classique s’accommode souvent de l’esbroufe et de l’anachronisme. Au contraire, la parole est ici hiératique, altière, dramatisée : sans s’interdire la violence ou la crudité, elle (…)

Poème
de l’instant

Alejandra Pizarnik

Seulement

je comprends déjà la vérité

elle éclate dans mes désirs

et dans mes détresses
mes déceptions
mes déséquilibres
mes délires

je comprends déjà la vérité

à présent
chercher la vie

Alejandra Pizarnik, 1936-1972, Œuvre poétique , « Seulement », traduit de l’espagnol par Silvia Baron Supervielle et Claude Couffon, Actes Sud, 2005.