Foulées désultoires

Auteur : Carole Carcillo Mesrobian

<i>Foulées désultoires</i>

Il n’y a rien d’autre que le chant des sirènes fini. C’est peut-être pour cela écrire, pour tenter de capturer la vacuité du sens, terreau fertile s’il en est, pour visser le silence sur la page, capter l’inaudible. Gageure. Tâche communicative. Et surtout tout échappe, nous le savons malgré la lutte. Les mots aussi qui vivent, se moquent des assemblages fous pour finir par trahir. C’est aussi pour cela écrire. Mutismes à intervalles quand on atteint les cimes.

Paru le 1er août 2012

Éditeur : Editions du Cygne

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.