Fresselines

Fresselines est un petit village de 500 habitants situé en Creuse, au cœur de la Vallée des Peintres. Le poète Maurice Rollinat, dont le père François était un ami intime de George Sand, y résida les vingt dernières années de sa vie à partir de 1883. Solitaire, installé là pour être au calme, sa demeure, à l’entrée du bourg a vu défiler nombre d’artistes écrivains, musiciens, peintres, photographes mais aussi des journalistes et critiques d’art. En 1889, Rollinat reçoit Claude Monet qui va peindre sur les lieux 24 œuvres référencées, dont sa première série : la confluence des deux Creuse. Auguste Rodin, également ami du poète, lui rendra hommage en offrant un bas-relief, apposé au chevet de l’église en 1906.
Plusieurs acteurs publics et privés mènent une action en faveur de la poésie depuis une dizaine d’années.
Un buste en bronze de Rollinat, par Paul Surtel, est situé dans le square face à la maison du poète à l’entrée du bourg.
Le centre d’art « Espace Monet-Rollinat » a dédié une exposition permanente à la mémoire du poète.
L’école André Boyer a été labellisée « Ecole en poésie » en 2014.
La mairie offre un recueil de poésie aux nouveaux mariés.
La bibliothèque propose un panel varié d’ouvrages de poésie et participe au Printemps des Poètes.
L’association L’œil et la main propose des lectures et balades poétiques, un Printemps des poètes, des recueils.
Plusieurs projets mettant en avant la poésie sont prévus : nom d’un poète donné à la bibliothèque, plaque-hommage à Rollinat apposée entre le buste de Monet et le bas-relief de Rodin, parcours poétique dans le bourg.

Coordonnées :

Adresse : Mairie 6 Rue Maurice Rollinat, 23450 Fresselines
Téléphone : 05 55 89 70 46

Contacts :

Jean-Louis Laverdant / maire
Téléphone : 06 75 76 39 19
Courriel : mairie@fresselines.fr

Christine Guillebaud / L’œil et la main
06 81 87 07 36
Courriel : christine.guillebaud23@gmail.com

Site internet

Images

Poème
de l’instant

Emmanuel Flory

Sur le ton exact du désir

À l’idée d’atteindre la fin
d’une ligne
il prétend que des vertiges
lui viennent

un baiser qui se dérobe
une robe impossible à déboutonner

Selon lui,
c’est dans la marge
que les poèmes s’écrivent le mieux

Emmanuel Flory, Sur le ton exact du désir, Éditions Rougerie, 2008.