Gallimard

Editions de Poésie (collection Blanche, La Pleïade, L’arbalète, Folio…)
Poésie étrangère
Poésie contemporaine (collection Poésie/Gallimard)
Poésie pour la jeunesse (Gallimard jeunesse, "enfance en poésie)
Poésie classique…

Collection Poésie/ Gallimard
« Poésie/Gallimard » est une collection au format poche de recueils poétiques français ou traduits. Chaque volume rassemble des textes déjà parus en édition courante — tantôt du catalogue Gallimard, tantôt du fonds d’autres éditeurs —, souvent enrichis d’une préface et d’un dossier documentaire inédits.

LES 61 AUTEURS PUBLIÉS EN « POÉSIE/GALLIMARD » DE LEUR VIVANT (HORS ANTHOLOGIES)
Adonis — Andrade — Aragon — Bobin — Bonnefoy — Borges — Bosquet — Boulanger — Butor — Caillois — Césaire — Char — Darwich — Deguy — Du Bouchet — Dupin — Follain — Fombeure — Frénaud — Gaspar — Glissant — Goffette — Grosjean — Guillevic — Holappa — Jabès — Jaccottet — Jouve — Júdice — La Tour du Pin — Leiris — Luca — Macé — Mallet — Morand — Neruda — Noël — Novarina — Oster — Paz — Pichette — Pieyre de Mandiargues — Ponge — Queneau — Ramos Rosa — Réda — Roche — Roubaud — C. Roy — Sabatier — Saint-John Perse — Schehadé — Soupault — Stéfan — Tardieu — H. Thomas — Torreilles — Valente — Velter — Verheggen — Yourcenar

et 13 éditions bilingues

Nombre de parutions par an : 15

Contact

3 - 5 rue Sébastien Bottin

75007

Paris

Des lézards, des liqueurs

7 juin 2018

Des lézards, des liqueurs

« Sortez le poète des ruines. Prenez ses yeux, prenez sa bouche. Retenez-le, il se noie encore et encore dans la marée bruyante des pierres. Dans la cadence intime des allusions inouïes. Enfoncez vos doigts dans ses poumons lourds de trop d’archives. Décollez les images démolies et pesantes, ni secours ni envolées, de ses respirations chroniques. Donnez-lui une chance de revenir chanter la beauté muette du jour. »
Il arrive que les poèmes aient la forme des nuages et le poids d’énigme des pierres, (…)

Tête en bas

24 mai 2018

Tête en bas

Dans ce recueil de poèmes, l’auteur entend revisiter entre tragique et dérision le passé des vies « ordinaires », celle de ses proches en particulier. Remontant l’arbre généalogique, il interroge le monde des « choses », statues, peintures, photos, objets du quotidien aussi bien que les appartements et les histoires d’amour qui s’y sont déroulées. Ses poèmes sont pour la plupart faits d’une seule longue phrase découpée en vers que l’auteur distribue avec un art consommé de justesse et d’ironie. On dirait un (…)

Enfin le royaume

8 février 2018

Enfin le royaume

Forme brève, mais moins abrupte que le haïku, le quatrain ne s’en tient pas au lapidaire, il sait donner du rythme à la pensée, à l’émotion, à la surprise, il sait initier un questionnement, amorcer une méditation, esquisser un chant.
À la suite des poètes chinois des origines, mais aussi d’Omar Khayyâm et d’Emily Dickinson, François Cheng atteste ici du pouvoir singulier de ce mode d’expression resserré, pourtant si peu enclos, si ouvert aux résonances, aux errances fertiles, voire à une manière salutaire (…)

Carnet d'une allumeuse

16 novembre 2017

Carnet d’une allumeuse

Qu’une adolescente paraisse et tous les regards des hommes sont sur elle.
Mais elle est étrange et ses yeux couleur cassis couvent des pensées qui la délivrent de toute coquetterie.
Vivant sa beauté comme une expérience intérieure, sa quête obstinée de poésie l’éloigne du destin des filles de son âge. Chaque initiation se change en révélation métaphysique.
Peu à peu émerge en elle une vision révolutionnaire de la femme dont le présent texte est l’expression.
Je haïssais qu’on me clame belle.
Pourtant, (…)

Souvenirs de la maison du temps

1er juin 2017

Souvenirs de la maison du temps

Tout s’est passé là-bas à hauteur d’arbres
Les années fuyaient en tous sens
Le temps nous avait oubliés.
Il aurait suffi d’un seul regard
Et le mot à mot du crépuscule
Aurait tinté à nos oreilles.
Nous aurions eu l’âme pleine d’oiseaux sauvages
Et de falaises
De villages de sentiers.
Il y a tant de choses que nous ne savions pas
Il aurait suffi d’écouter en soi
Le dialogue de l’aube et des voix.
Et cette musique des appels nocturnes
Le parler des feuillages des cuivres et des automnes
Nous (…)

Ce léger rien des choses qui ont ont fui

1er juin 2017

Ce léger rien des choses qui ont ont fui

« Je suis revenu sur cette place sans plus savoir quelle rue
Prendre quelle rue rendre à la bourse des souvenirs vous
Aviez quoi là une barque un vélo des roses je ne sais plus
Aidez-moi à marcher dans ces rues basses j’ai la mémoire
Lavée je cherche des seins tendres une douceur framboise
Peut-être la beauté. »

Ma petite poésie ne connaît pas la crise

1er mai 2017

Ma petite poésie ne connaît pas la crise

"Oui ! Arrachons sans délai la poésie des mains
de ceux qui voudraient l’édulcorer davantage encore !
Délivrons-la de leur sirop !
Débarassons-la de leur moiteur bêlante !
Eradiquons-la de leurs mièvreries consternantes !
Redonnons-lui de la voix protestataire !
Redonnons-lui du peps !
De la musique de mots urticants !
Du texte de siouxsie énervé !
Du riff huileux de sax virulent !
De l’impro dantesque et carnassier !
De l’afro-beat écrit à l’encre de sépia !
De la gratte tribale
et du (…)

D'un univers funambule

1er avril 2017

D’un univers funambule

"À l’orient du cœur -
tu recueilles
les derniers signaux d’un univers
Soudaine éclosion
dans l’imprévisible -
un éclat sans trêve
Ardeur ardeur -
la vie ne te glisse plus
entre les doigts
Porté par le courant
jusqu’à l’aube -
retiens ton souffle"

J'aurais un royaume en bois flottés

2 mars 2017

J’aurais un royaume en bois flottés

Nimrod est un écrivain, essayiste, poète d’origine tchadienne, dont le nom même est une épure : de Nimrod Bena Djangrang ne subsiste, sur la couverture de ses livres, qu’un prénom aux consonances bibliques. Celui que lui a donné son père, pasteur luthérien du pays de Kim, sur les rives du fleuve Logone. L’œuvre poétique et romanesque de Nimrod évoque la guerre et ses avatars, mais ne la montre que fort peu. Il s’en est expliqué : « J’ai toujours mal toléré le catalogue d’horreurs que certains romanciers (…)

Furigraphie

2 mars 2017

Furigraphie

Peintre et poète du désert, Hawad est amajagh, c’est-à-dire touareg pour les étrangers. Né en 1950 dans l’Aïr, massif montagneux du Sahara central, il appartient à la confédération des Ikazkazen dont le vaste territoire est aujourd’hui engoncé entre les bornes du Niger qui le séparent de ses ports d’attache touaregs en Libye et en Algérie au nord, au Mali et au Burkina Faso à l’ouest. Enfant, il reçoit une éducation nomade qui l’initie à la mobilité non seulement spatiale mais également sociale, culturelle (…)

Poème
de l’instant

Lettre à Louise Colet

Croisset,
Vendredi 16 septembre 1853,
Minuit,

N’importe ! Mourons dans la neige, périssons dans la blanche douleur de notre désir, au murmure des torrents de l’esprit, et la figure tournée vers le soleil !

Gustave Flaubert, Lettre à Louise Colet, Lettre du vendredi 16 septembre 1853.