Gallimard

Editions de Poésie (collection Blanche, La Pleïade, L’arbalète, Folio…)
Poésie étrangère
Poésie contemporaine (collection Poésie/Gallimard)
Poésie pour la jeunesse (Gallimard jeunesse, "enfance en poésie)
Poésie classique…

Collection Poésie/ Gallimard
« Poésie/Gallimard » est une collection au format poche de recueils poétiques français ou traduits. Chaque volume rassemble des textes déjà parus en édition courante — tantôt du catalogue Gallimard, tantôt du fonds d’autres éditeurs —, souvent enrichis d’une préface et d’un dossier documentaire inédits.

LES 61 AUTEURS PUBLIÉS EN « POÉSIE/GALLIMARD » DE LEUR VIVANT (HORS ANTHOLOGIES)
Adonis — Andrade — Aragon — Bobin — Bonnefoy — Borges — Bosquet — Boulanger — Butor — Caillois — Césaire — Char — Darwich — Deguy — Du Bouchet — Dupin — Follain — Fombeure — Frénaud — Gaspar — Glissant — Goffette — Grosjean — Guillevic — Holappa — Jabès — Jaccottet — Jouve — Júdice — La Tour du Pin — Leiris — Luca — Macé — Mallet — Morand — Neruda — Noël — Novarina — Oster — Paz — Pichette — Pieyre de Mandiargues — Ponge — Queneau — Ramos Rosa — Réda — Roche — Roubaud — C. Roy — Sabatier — Saint-John Perse — Schehadé — Soupault — Stéfan — Tardieu — H. Thomas — Torreilles — Valente — Velter — Verheggen — Yourcenar

et 13 éditions bilingues

Nombre de parutions par an : 15

Contact

3 - 5 rue Sébastien Bottin

75007

Paris

La Sainte Face

24 mai 1985

La Sainte Face

L’irruption des mots
Je ris aux mots, j’aime quand ça démarre,
qu’ils s’agglutinent et je les déglutis
comme cent cris de grenouilles en frai.
Ils sautent et s’appellent,
s’éparpillent et m’appellent
et se rassemblent et je ne sais
si c’est Je qui leur réponds ou eux encore
dans un tumulte intraitablement frais
qui vient sans doute de mes profondes lèvres,
là-bas où l’eau du monde m’a donné vie.
Je me vidange quand m’accouchent ces dieux têtards.
Je m’allège et m’accrois par ces sons (…)

Le nageur d'un seul amour

4 mars 1985

Le nageur d’un seul amour

Ce recueil groupe Poésies V, qui avaient paru dans La Délirante, numéro 4/5, automne 1972 ; Le nageur d’un seul amour, paru en partie dans La Nouvelle Revue Française, numéro 342-343, juillet-août 1981 et numéro 352, mai 1982 ; enfin Poème (Le Chat).
La poésie de Georges Schehadé, c’est d’abord une simplicité qui n’exclut pas le mystère. On pense à la luminosité des icônes que le poète évoque fréquemment. Que ce soit celle des lampes, ou celle du jour, tous ces poèmes sont en effet pénétrés d’une lumière qui (…)

La Sorcière de Rome

22 février 1984

La Sorcière de Rome

« Depuis toujours déjà… ampleur et exiguïté du temps, lenteur et vitesse, délai et hâte inopportune, bienveillance et malice, continuité et coupure, rêve éternel et rappel à l’ordre, étendue illimitée et impasse. La poésie d’André Frénaud s’interroge à tous les seuils du temps. Elle s’ausculte pour écouter les frémissements d’une pérennité possible. Elle se cherche parmi la débandade des saisons. Automne, le nouvel an, minuit : autant de moments de la quête, transitions hésitantes où ce qui meurt se renouvelle et (…)

Les Contrerimes

5 octobre 1979

Les Contrerimes

« Paradoxe que cette poésie à la fois inactuelle et chargée de modernité. Homme du Boulevard, d’une société qui épuise ses derniers feux, Toulet ne fréquente pas Montmartre, ni Montparnasse. Il passe sans les comprendre à côté des mutations qui agitent le XXe siècle naissant. Il est resté étranger au cubisme comme aux manifestations de l’avant-garde littéraire. À une époque où on proclame que poésie est création et où le poème éclate en calligrammes ou en mots en liberté, il s’enferme dans la prosodie la plus (…)

L'Imitation de Notre-Dame la lune

8 mai 1979

L’Imitation de Notre-Dame la lune

L’hiver qui vient
Blocus sentimental ! Messageries du Levant !…
Oh, tombée de la pluie ! Oh ! tombée de la nuit,
Oh ! le vent !…
La Toussaint, la Noël et la Nouvelle Année,
Oh, dans les bruines, toutes mes cheminées !…
D’usines…
On ne peut plus s’asseoir, tous les bancs sont mouillés ;
Crois-moi, c’est bien fini jusqu’à l’année prochaine,
Tant les bancs sont mouillés, tant les bois sont rouillés,
Et tant les cors ont fait ton ton, ont fait ton taine !…
Ah, nuées accourues des côtes de la (…)

Les Complaintes

8 mai 1979

Les Complaintes

« Sans doute se rencontre-t-il encore des lecteurs qu’irritent ou que déconcertent Les Complaintes mais, pour peu que l’on soit capable de saisir les finesses d’un langage, ce que Laforgue laisse entendre pour n’avoir pas à le dire ne présente guère de difficultés d’interprétation. Si sa poésie se dégingande, ce n’est pas pour faire scandale, c’est au contraire par discrétion ; si elle bouffonne, c’est pace que le respect humain lui interdit les effusions romantiques d’un Musset et ses pleurnicheries (…)

Colorature

10 novembre 1977

Colorature

Les acrobaties vocales ajoutées par les artistes aux airs qu’ils interprètent prennent le nom de colorature, ainsi que la voix et l’artiste qui les pratiquent. Ainsi de ce poème qui se déploie à la façon d’une partition d’opéra, divisé en prélude, air, romance, cavatine, etc. Sur un fond de mise en scène et de dramatisation, les fastes de l’art lyrique sont évoqués, avec ses hauts lieux : la Scala, Covent Garden, la Fenice, les personnages féminins du répertoire : Elvire, Lucie de Lammermoor, Salomé, (…)

Poésies et souvenirs

6 mars 1974

Poésies et souvenirs

Singulier paradoxe que ces Chimères, une centaine de vers à peine, qui ont alimenté depuis des milliers de pages d’exégèses et de commentaires. Tour à tour symbolistes, rimbaldiennes, mallarméennes ou surréalistes, voire fertile terreau pour la psychanalyse, elles n’ont pourtant pas fini d’interroger le lecteur. Joyaux ciselés, enflammés de lueurs et de couleurs, avec leurs parfums secrets, leurs scintillements d’étoiles et leur musique envoûtante, ces poèmes exercent une fascination qui tient de la (…)

Poèmes antiques et modernes - Les Destinées

25 mai 1973

Poèmes antiques et modernes - Les Destinées

« Cet homme, à qui ne manquent ni l’orgueil, ni le courage, ni les faiblesses, ce cœur chimérique et tendre, trouble, blessé d’un rien, déchiré dans l’amour comme dans la gloire et l’amitié, ce comte Alfred de Vigny, dernier du nom, a besoin de se raidir et de chercher une armature. Il ne peut, comme l’auteur des Fleurs du Mal, adhérer à sa misère intime dans un chant où chacun de nous se retrouve. Il s’y refuse, il le jugerait indigne, il se contient, il transpose, il fait des "élévations", il "pense". (…)

Il n'y a pas de paradis

25 octobre 1967

Il n’y a pas de paradis

Préface de Bernard Pingaud
« Je suis en route : l’image du poète que nous propose l’œuvre d’André Frénaud est celle d’un voyageur. D’où vient la route ? Où conduit-elle ? Le poète l’ignore. Il sait seulement que, marchant depuis toujours, sa tâche est de poursuivre. Tout repos sur ce chemin ne peut être que précaire, toute étape annonce un nouveau départ : l’événement ne prévaudra pas sur le parcours. Partirait-on, pourtant, si l’on n’avait reçu un appel ? si l’on n’avait l’assurance d’être attendu ? Une lampe (…)

Poème
de l’instant

Matin de printemps

Matin de printemps –
mon ombre aussi
déborde de vie !

Kobayashi Issa, 1763-1828.