Gallimard

Editions de Poésie (collection Blanche, La Pleïade, L’arbalète, Folio…)
Poésie étrangère
Poésie contemporaine (collection Poésie/Gallimard)
Poésie pour la jeunesse (Gallimard jeunesse, "enfance en poésie)
Poésie classique…

Collection Poésie/ Gallimard
« Poésie/Gallimard » est une collection au format poche de recueils poétiques français ou traduits. Chaque volume rassemble des textes déjà parus en édition courante — tantôt du catalogue Gallimard, tantôt du fonds d’autres éditeurs —, souvent enrichis d’une préface et d’un dossier documentaire inédits.

LES 61 AUTEURS PUBLIÉS EN « POÉSIE/GALLIMARD » DE LEUR VIVANT (HORS ANTHOLOGIES)
Adonis — Andrade — Aragon — Bobin — Bonnefoy — Borges — Bosquet — Boulanger — Butor — Caillois — Césaire — Char — Darwich — Deguy — Du Bouchet — Dupin — Follain — Fombeure — Frénaud — Gaspar — Glissant — Goffette — Grosjean — Guillevic — Holappa — Jabès — Jaccottet — Jouve — Júdice — La Tour du Pin — Leiris — Luca — Macé — Mallet — Morand — Neruda — Noël — Novarina — Oster — Paz — Pichette — Pieyre de Mandiargues — Ponge — Queneau — Ramos Rosa — Réda — Roche — Roubaud — C. Roy — Sabatier — Saint-John Perse — Schehadé — Soupault — Stéfan — Tardieu — H. Thomas — Torreilles — Valente — Velter — Verheggen — Yourcenar

et 13 éditions bilingues

Nombre de parutions par an : 15

Contact

3 - 5 rue Sébastien Bottin

75007

Paris

Pain perdu

12 mars 2020

Pain perdu

L’or du forsythia
Il faudra bien revenir un jour
quand la force de nos bras
aura chu dans les seaux
quand nos jambes seront de laine
et le sol plus mouvant que les eaux
quand l’oreille bourdonnera
comme un nid de frelons
frappé par l’orage et que l’œil
cherchera l’aube en plein midi
il faudra revenir ici calmement
et s’asseoir au milieu de soi
pour voir le monde alentour
comme l’or du (…)

Labyrinthes

5 mars 2020

Labyrinthes

Traduit de l’anglais (Nigeria) et préfacé par Christiane Fioupou. Introduction de Chimamanda Ngozi Adichie. Introduction traduite par Mona de Pracontal.
Christopher Okigbo meurt tragiquement en 1967 sur le front biafrais, au tout début de la guerre civile qui va déchirer le Nigeria. Considéré alors comme l’un des meilleurs poètes de sa génération, il vient d’achever la composition de Labyrinthes. À l’université d’Ibadan, où il a étudié le latin et le grec, il côtoie Wole Soyinka et Chinua Achebe. (…)

Puisque la vie est rouge

5 mars 2020

Puisque la vie est rouge

Ce texte au titre enflammé est le journal intime en vers libres d’un homme en lutte contre ce qui pourrait bouleverser son existence et la briser. Partagé entre sa vie ancienne, qui n’a pas fini de le retenir, et le désir de réussir la vie toute neuve qu’il entrevoit, le poète s’essaye à traduire ici au plus juste les sentiments qui l’animent devant l’inconnu, qui vont de la fragilité à la confiance, de la tristesse à la joie. Entre prières profanes et chants de merci, il engage pleinement sa voix, (…)

Labyrinthes

5 mars 2020

Labyrinthes

Christopher Okigbo meurt tragiquement en 1967 sur le front biafrais, au tout début de la guerre civile qui va déchirer le Nigeria. Considéré alors comme l’un des meilleurs poètes de sa génération, il vient d’achever la composition de Labyrinthes. À l’université d’Ibadan, où il a étudié le latin et le grec, il côtoie Wole Soyinka et Chinua Achebe. Ensemble, ils participent à la création du Mbari Club, véritable vivier d’écrivains, de peintres et de sculpteurs, de musiciens et d’acteurs à l’origine d’une (…)

Puisque la vie est rouge

5 mars 2020

Puisque la vie est rouge

Si cette poésie ne te donne pas envie de vivre, d’aimer, de mordre le talon de l’inconnu, de faire entrer dans ta vie tout le souffle du vent, de lancer ton rire à la face des puissances qui se croient maîtresses du monde, si cette poésie ne te donne pas envie d’accomplir ton devoir d’être juste, de pleurer toutes les larmes et toutes les peurs qui encombrent ta joie, alors elle ne te sert à RIEN, ne la lis pas, passe ton chemin et bois ailleurs l’eau qui te rendra ta (…)

La cérémonie des inquiétudes

27 février 2020

La cérémonie des inquiétudes

"C’était un beau loup joueur sous la jupe des arbres Je m’en souviens car les cerisiers étaient en pleurs Les talus hérissés d’iris la mer étale appelait le soir Et moi je me soutenais avec l’ombre l’air était fou
Et arrogant Le vent décoiffait les chevaux blonds Il n’y avait rien à comprendre c’est bien souvent cela La vie : les pierres tièdes sous la peau des pieds nus L’odeur du pain qui grille jusqu’à l’or cuivré le livre
Qu’on ne voudrait pas finir et soudain c’est la fin Le soleil du matin qui a des (…)

La poésie, le ciel.

27 février 2020

La poésie, le ciel.

"La poésie est comme le ciel, immense et changeante. Comme le ciel, elle peut apparaître bleue, transparente, vaste interrogation sans fin ouverte sur un rien qui n’est pas rien, ouverte sur une "transcendance". Ou chargée de signes, de nuages, de questions sans fin elles aussi. Elle délivre en fait le témoignage exacerbé d’un sentiment de la langue qui s’apparente à cette course incessante du temps que figurent les nuages cherchant un sens dans le ciel. Il y a de l’inexplicable dans notre monde (…)

La cérémonie des inquiétudes

27 février 2020

La cérémonie des inquiétudes

« C’était un beau loup joueur sous la jupe des arbres
Je m’en souviens car les cerisiers étaient en pleurs
Les talus hérissés d’iris la mer étale appelait le soir
Et moi je me soutenais avec l’ombre l’air était fou
Et arrogant Le vent décoiffait les chevaux blonds
Il n’y avait rien à comprendre c’est bien souvent cela
La vie : les pierres tièdes sous la peau des pieds nus
L’odeur du pain qui grille jusqu’à l’or cuivré le livre
Qu’on ne voudrait pas finir et soudain c’est la fin
Le soleil du (…)

 La vie en dansant

13 février 2020

La vie en dansant

Préface de Richard Blin.
Publier un troisième volume d’André Velter en Poésie/Gallimard était assurément nécessaire, ne serait-ce que pour signifier la place majeure qu’occupe son œuvre dans la poésie des dernières décennies, place première sans doute dans la génération qui suit celle des Bonnefoy, Jaccottet , Roubaud ou Dupin. Les trois titres des années 2000 rassemblés ici, suivant le triptyque de la douleur et de l’amour que constituèrent les poèmes à Chantal Mauduit, développent et approfondissent le (…)

La parole qui me porte et autres poèmes

13 février 2020

La parole qui me porte et autres poèmes

Préface de Sophie Nauleau.
Paul Valet, de son vrai nom Georges Schwartz, né à Lodz, en Pologne, en 1903 et mort à Vitry-sur-Seine en 1987, poète mais aussi pianiste, peintre et médecin (il fut un des pionniers de l’homéopathie) est un de ces grands singuliers libres de toute allégeance dont le parcours et l’œuvre sont marqués par l’insoumission et la révolte contre toutes les oppressions. Grand résistant, chef de réseau les armes à la main comme Char, il voit tous les siens disparaître à Auschwitz. Il (…)

Poème
de l’instant

Juneau

Si j’avais été là
À regarder le glacier
Et à me demander pourquoi il recule
Au lieu d’avancer,
Je serais sûrement allé
Au petit café sur le quai
J’aurais déjeuné de flétan frais.
Je me serais trouvé
Là où je devais être,
Dans ma tête, à pencher en eau profonde.

N. Scott Momaday, « Juneau », apulée, Éditions Zulma, 2021.