Grand Prix de la Société des Gens De Lettres


Créé en 2017, le Grand Prix SGDL de Poésie pour un recueil, doté de 4000 € et décerné lors des Grands Prix SGDL, au printemps. Il est attribué à un poète confirmé, français ou francophone ayant déjà publié plusieurs recueils.

Auparavant, le Grand Prix SGDL de poésie (2008 - 2016) récompensait l’ensemble de l’œuvre d’un poète (à l’occasion de la publication d’un recueil). De 1983 à 2007 ce prix était attribué pour l’ensemble de l’œuvre mais sans être nécessairement lié à une publication.

Depuis 2018, le Grand Prix SGDL de Poésie pour l’oeuvre est remplacé par le Grand Prix SGDL pour l’œuvre (roman, poésie, nouvelles…).

Site du Prix SGDL

Lauréats :
  • 2019 Olivier Domerg
  • 2018 Anthony Phelps
  • 2017 Serge Pey
  • 2016 Michel Butor
  • 2015 Paul Farellier
  • 2014 Robert Nédélec
  • 2013 Patrick Laupin
  • 2012 Charles Dobzynski
  • 2011 Max Pons
  • 2010 Philippe Delaveau
  • 2009 Jean Orizet
  • 2008 Abdelkébir Khatibi
  • 2007 Jean Métellus
  • 2006 William Cliff
  • 2005 Franck-André Jamme
  • 2004 Werner Lambersy
  • 2003 Frédéric Jacques Temple
  • 2002 Richard Rognet
  • 2001 Lionel Ray
  • 2000 Michel Deguy
  • 1999 Jean Rousselot & Guy Goffette
  • 1998 Philippe Jaccottet
  • 1997 laude Esteban
  • 1996 Alain Bosquet
  • 1995 Jean-Clarence Lambert
  • 1994 Marc Alyn
  • 1993 Vénus Khoury-Ghata
  • 1992 Pierre Oster
  • 1991 Jean-Claude Renard
  • 1990 Andrée Chedid
  • 1989 André Frénaud
  • 1988 Jacques Réda
  • 1987 Claude Vigée
  • 1986 Edmond Humeau
  • 1985 Rouben Melik
  • 1984 Norge
  • 1983 Bernard Noël

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.