Haute-tension

d’Hélène Vidal

Haute-tension

AVEC NEUF TOILES DE MARIE-CLAUDE CAVAGNAC

Hélène Vidal vit et travaille dans les Hautes-Pyrénées. Libraire à Tarbes après une maîtrise de Lettres Modernes et une licence d’Histoire de l’Art, elle anime aussi des ateliers de jeux d’écriture. Elle a publié plusieurs recueils de poèmes et on retrouve ses textes dans plusieurs revues, parmi lesquelles Décharge, Saraswati, 7 à dire, L’Arbre à paroles, Archipel, Diérèse.

Marie-Claude Cavagnac est autodidacte, puisqu’elle ne s’est donnée à la peinture qu’après des études médicales. Elle est artiste peintre, affiliée à la Maison des Artistes depuis 1997 (artistes professionnels). Elle vit et travaille en Aveyron.
Les couleurs chaudes ont longtemps « envahi » sa toile. Aujourd’hui elles se déclinent par tous les tons de gris jusqu’au noir. La matière reste l’élément essentiel de ses surfaces. À la charnière de l’abstrait et du figuratif, ses œuvres sont toujours inspirées par la nature. En travaillant sur la texture de la peinture, l’artiste se plaît à réduire l’écart entre les contraires, ce qui permet à la matière de dégager son énergie. Son goût pour les grands espaces se montre sur ses toiles par, selon son expression propre, une « peinture silencieuse » (grandes plages de vide).
Cette artiste, authentique dans son travail, se situe loin des courants de la mode. Elle capture la poétique du moment et fonctionne au désir et non au « goût ». Tout cela nous permet de soulever un peu une première écorce et de comprendre que Marie-Claude Cavagnac est avant tout une humaniste et que l’être humain est au centre de son travail, de son parcours et de son voyage à elle.

Il est toujours intéressant et fécond de faire dialoguer les arts entre eux : poésie etpeinture mais aussi poésie et musique, peinture et musique, architecture et musique,etc. Ici, les poèmes d’Hélène Vidal accompagnent les toiles (technique mixte) de Marie-Claude Cavagnac et viennent prolonger la rêverie (au sens bachelardien du terme) du lecteur/spectateur. Laissons-nous porter par ces images sur lesquelles viennent résonner les beaux textes d’Hélène Vidal.

Paru le 9 septembre 2020

Éditeur : Editions Alcyone

Genre de la parution : Recueil

Support : Livre numérique

Poème
de l’instant

Coplas

Où va donc ce chemin ?
- Ce chemin ne va pas :
ce chemin reste là,
à l’endroit où il est.

José Bergamín, « Coplas », Traduction de L.-F. Delisse, Revue Caravanes 8, Éditions Phébus, 2003.