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Montreuil

Badgad sous l'ordure de Dominique Dou

1er mai 2017

Badgad sous l’ordure de Dominique Dou

Voici Bagdad, la ville qui est dite ici avec splendeur par une femme poète : Je t’ai connue - la voici connue absolument, par un poème où devient possible la connaissance de ce qui est le plus muet et inconnaissable, et ici se prononce dans les strophes du mouvement et de la victoire du langage, portant à même le sol ravagé. Où la langue se parle à soi-même, et d’elle-même, de poème en poème, elle qui est l’aéronaute sur le tarmac, touchée entre les voyelles ouvertes. Et le livre entre les mains et qui (…)

On dirait que le temps tourne en rond de Charles Desailly

1er mai 2017

On dirait que le temps tourne en rond de Charles Desailly

collection Les Écrits du Nord poésie
Rien oublier a suscité l’adhésion de Joséphine, de Manon, de Pauline et de Charles par son organisation lisible et par l’évocation des cycles de la vie. Les poèmes s’inspirent d’expériences personnelles qui renvoient pourtant à nos propres souvenirs, plaide Océane, en particulier la nostalgie de l’enfance que relèvent aussi Manon et Marina. Seul le titre, Rien oublier, est jugé incorrect. On lui préférera l’autre proposition de l’auteur : On dirait que le temps tourne (…)

30 poèmes

1er mai 2017

30 poèmes

Des mots qui parleraient entre eux
et qu’on laisserait dire
c’est le poèe
est-ce tout le poème ? non
mais c’est lui justement

Outback, disent-ils d'Agnès Clancier

1er mai 2017

Outback, disent-ils d’Agnès Clancier

Outback, disent-ils est inspiré par l’histoire des Aborigènes, leur culture et leur spiritualité, les liens qu’ils entretiennent avec leur terre. Ce recueil évoque aussi la place qu’ils occupent dans le monde contemporain et rend hommage aux valeurs qu’ils nous transmettent.
*
couverture Isabelle Clement

De tout bois si

1er janvier 2017

De tout bois si

Branchies de poisson lune
On respire à travers
Le doute s’insinue
avec ses atomes crochus

<i>C'est où Poezi ?</i>

1er janvier 2017

C’est où Poezi ?

L’exotisme n’est que le réel déguisé en
tourisme
Où l’aventure maintenant ?
Mermoz et Loti sont morts
Leurre des safaris et des plongées sous-
marines
Je lacère vos affiches
et les murs de vos agences de voyage.
À l’intérieur,
se trouvent les bidonvilles,
l’Eldoradzo déçu,
la vérité.
C’est où la place du poème ?
C’est où Poezi ?

Je porte la merveille de Laurence Lépine

1er janvier 2017

Je porte la merveille de Laurence Lépine

"Relisant ce beau et émouvant recueil de Laurence Lépine, je n’ai pu m’empêcher de penser à la Merveille du Mont-Saint-Michel, chef-d’œuvre d’architecture et de spiritualité. C’est que la poésie de Laurence Lépine vient autant des entrailles que de la construction intellectuelle. Et qu’elle demeure toujours sensible, dans son aurore comme dans ses crépuscules."
Roland Nadaus
Président du jury du Prix des Trouvères (…)

Bleu baleine

1er novembre 2016

Bleu baleine

On ne peut pas regarder
les baleines à la télévision.
Elles déborderaient de l’écran.
On ne peut pas aller voir
les baleines au cinéma.
Cela ferait trop de remous dans la salle.
Mais, si tu veux,
garde-les en poche,
entre les pages de ce livre :
Chaque mot pour le poète est un océan.
Illustrations de Céline Cristini

Le chien de Zola

1er octobre 2016

Le chien de Zola

Du A au E
du noir
au rouge
commence
comme
un commencement

L'Entaille et la Couture d'Estelle Fenzy

1er octobre 2016

L’Entaille et la Couture d’Estelle Fenzy

"La première fois un oiseau
a battu des ailes dans mon ventre
a disparu longtemps
Il a fallu des années - toute une enfance
pour le présent de ton visage
Le temps a écarté ses mâchoires
Tu as fait feu de ton bois
dans ma maison"

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.