Henry Jean-Marie Levet

Météore poétique s’il en est, Henry Jean-Marie Levet, né en 1874, mort à trente-deux ans de tuberculose, a laissé une œuvre brève et comme composée par distraction, en dilettante, une œuvre qui semble en correspondance exacte avec son allure de jeune dandy jouant à l’esthète britannique, alors même qu’il exerçait de très officielles fonctions dans la diplomatie française.
Sa gloire posthume tient à la douzaine de poèmes constituant les Cartes postales qui stupéfièrent Larbaud il allait jusqu’à comparer Levet à Walt Whitman -, Fargue, Sylvia Beach, plus tard Morand ou Cocteau. Il y a en effet dans ces poèmes de « circonstance » une telle désinvolture alliée à une grâce si insolente qu’ils semblent capables de rythmer tous les vague-à-l’âme, et de rire des plus sombres désespoirs. Le charme qui opère s’apparente à ces philtres qui rendent la vie si légère que c’est à peine s’il importe de s’en soucier.
Henry J.-M. Levet est l’homme de l’époque des grands transatlantiques qui abordent à des rives lointaines pour le seul plaisir d’être ailleurs.

Bibliographie

  • Cartes postales, Éditions La Table Ronde, 2019.
  • Cartes postales, Éditions Unes Nice, 2018.
  • Cartes Postales et autres textes, Éditions Poésie/Gallimard, 2001.
  • Cartes postales, Éditions La Table Ronde, 1993.

Dernières parutions