"Ici-haut" suivi de "Le corps inhabitable"

Auteur : Jean-Pierre Vallotton

"Ici-haut" suivi de "Le corps inhabitable"

Dans Ici-haut Jean-Pierre Vallotton nous propose de somptueux poèmes en prose où la vie palpite : douleur prégnante conjuguée à toute les fêlures entre saccages et métamorphoses, le poème exorcise, sauve. Puis, une féerie de poèmes rimés aux rythmes haletants et amples, propices aux frémissements lyriques entre Eux et "le baiser perdu qui retrouve le livre".
Rio di Maria.

Extrait :
"La poésie ?
C’est elle qui scelle nos pas et signe le désastre. Rampe sous les braises pour raviver le feu. C’est ce trousseau de clefs qui nargue le destin sans jamais entrouvrir le moindre portillon. A l’envers du miroir, elle guette nos silences, change en ombre la proie. Son souffle musical enchante nos vieilles blessures aux créneaux de la nuit. Qu’on tente de la nommer, lui passer un anneau : aussitôt se dissipe, joie et peine capitales, dans les vapeurs sulfureuses d’un dernier verrre de rhum."

Paru le 1er septembre 2006

Éditeur : L’arbre à paroles Maison de la Poésie d’Amay

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.