Il me reste d’être l’ombre parmi les ombres de Christian Poirier

Il me reste d'être l'ombre parmi les ombres de Christian Poirier

Frères poètes qui connurent l’horreur : Saint-Pol Roux, Max Jacob…

"Il me reste d’être l’ombre parmi les ombres" selon la volonté de Robert Desnos et de combien d’autres qui, à l’image d’Henri Le Guilloux, vécurent en poésie jusqu’à la mort. Car la poésie est une lutte dans l’extrême légimité du devoir de Liberté, acte suprême de Résistance face aux morts, au silence, à la barbarie. Ils furent Poètes ceux-là qui risquèrent le geste juste devant la pa terreur, la cruauté sans nom. Leur cri est notre délivrance.
Que nous reste-t-il de leurs faits d’ombre et de leur voix éteintes dans la crémation.
La jeunesse de nos plumes, la fougue de nos passions d’hommes libres dans la paix aléatoire, osent la mémoire que nous leur devons.
Que ce livre soit l’urne de la cendre de smots qui leur rend un corps. Celle que l’on serre sur son coeur. Notre trop pâle offrande près de leur glorieuse lumière.

Christian Poirier est né à Rennes où il enseigne et se consacre aussi à la poésie de smots, des couleurs et des formes pour "creuser le manque" dans ce qu’il nomme la "marge".

Paru le 1er janvier 2006

Éditeur : Apogée

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Christophe Dauphin

Totem normand pour un soleil noir

Normand
je suis aussi de ce pays-là des ronds-points
de notre humanité qui n’est pas
qui ne sera plus jamais
seule

Christophe Dauphin, Totem normand pour un soleil noir, Les Hommes sans Épaules éditions, 2020.