Il n’y a pas assez de feuilles

Il n'y a pas assez de feuilles

Saisir un double mouvement, du poème vers l’histoire et de la vie vers la littérature, pour entrer dans des espaces qui s’imbriquent et nous font traverser l’Océan et la Guerre, c’est l’enjeu de ce livre. Face à une langue intimement attachée à ses origines et à ses littératures anglo-saxonnes, l’écoute se fait attentive et le regard alerte pour capter le plus grand nombre d’accords possibles. Ainsi les poèmes de Susan Howe nous plongent dans un état imaginaire du langage, où les liens sont à la fois détruits et réinventés  ; la ­lectrice et le lecteur doivent alors reconstituer les articulations et abandonner les conventions, ne pas se fier aux lieux communs mais avoir foi en une langue à reconquérir.

« Je crois qu’en murmurant simplement des mots dans un ordre spécifique il se produira quelque chose par un chemin associatif au niveau de la vie. »

Traduction et postface d’Antoine Cazé.

Il n’y a pas assez de feuilles, Susan Howe, 256 pages, Ypsilon, octobre 2021.

Paru le 28 mars 2022

Éditeur : Ypsilon éditeur

Poème
de l’instant

James Sacré

Une fin d’après-midi à Marrakech

Parler s’en va dans la nuit, entièrement :
Comme un désir est dans le cœur.

James Sacré, Une fin d’après-midi à Marrakech, Éditions Ryôan-ji, 1998.