Il y a un chemin

Auteur : Brigitte Maillard

Il y a un chemin

La vie n’est belle que si tu la désires. Elle t’appartient totalement, et te donne sa liberté consciente et rêveuse, sa tendresse insoumise, sa transe magnifique. Nous sommes de la même seconde, du même souvenir. Il n’y a pas de distance entre nous, juste ce fragile éclat qui porte le nom de liberté. Les périodes sombres traversées, n’est-ce pas le chant du vivant qui veut pousser son cri, être percé à jour ?

Ce livre s’est écrit ces deux dernières années. Il poursuit un élan intérieur, ce dit de l’expérience, qui va de La simple évidence de la beauté, Soleil vivant soleil, A l’éveil du jour, à L’au-delà-du monde. De la beauté vers l’amour, le soleil retrouvé, jusqu’à la naissance du jour, notre merveilleux. La parole est un lieu de renaissance.
Autant de titres de recueils qui tracent un chemin de création. La vie intérieure, l’intime de la transformation personnelle, se dévoilent chaque jour un peu plus. La parole poétique les révèle avec une force que je n’imaginais pas. La poésie est à pied d’oeuvre sous les nuées…
Vers libre et prose créent ici un texte poétique dont l’intensité m’a surprise. Il n’impose pas son chemin. Il dit qu’une voie est possible, que la vraie vie n’est pas une image, qu’il s’agit de se mettre au monde pour La vie devenir. Il porte une furieuse espérance. Nous sommes en manque de vie.

Paru le 9 octobre 2019

Éditeur : Librairie Galerie Racine

Genre de la parution : Recueil

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Alejandro Jodorowsky

Es como abrir un menhir con las manos

Cesad de buscar, vosotros mismos sois la puerta
y también los guardianes que prohiben la entrada.
A cada paso que dais os alejais del ombligo
convertidos en fantasmas sedientos de aventura.
Creeís que el matrimonio os libera de la muerte
o que el dinero os inscribe en la jerarquía divina.
Cesad de buscar, el filtro mágico es la conciencia,
ojo que puede regresar a las cuencas vacías de Dios
atravesando la muerte. Nadie se encuentra a sí mismo
recorriendo los mares o bajando a cavernas.
No es fácil, es como abrir un menhir con las manos
porque tenemos un alma más dura que la piedra.

Alejandro Jodorowsky, Traduit de l’espagnol (Chili) par Martin Bakero et Emmanuel Lequeux
dire ne suffit pas, no basta decir, Le Veilleur Éditions, 2003.