Il y a un chemin

Auteur : Brigitte Maillard

Il y a un chemin

La vie n’est belle que si tu la désires. Elle t’appartient totalement, et te donne sa liberté consciente et rêveuse, sa tendresse insoumise, sa transe magnifique. Nous sommes de la même seconde, du même souvenir. Il n’y a pas de distance entre nous, juste ce fragile éclat qui porte le nom de liberté. Les périodes sombres traversées, n’est-ce pas le chant du vivant qui veut pousser son cri, être percé à jour ?

Ce livre s’est écrit ces deux dernières années. Il poursuit un élan intérieur, ce dit de l’expérience, qui va de La simple évidence de la beauté, Soleil vivant soleil, A l’éveil du jour, à L’au-delà-du monde. De la beauté vers l’amour, le soleil retrouvé, jusqu’à la naissance du jour, notre merveilleux. La parole est un lieu de renaissance.
Autant de titres de recueils qui tracent un chemin de création. La vie intérieure, l’intime de la transformation personnelle, se dévoilent chaque jour un peu plus. La parole poétique les révèle avec une force que je n’imaginais pas. La poésie est à pied d’oeuvre sous les nuées…
Vers libre et prose créent ici un texte poétique dont l’intensité m’a surprise. Il n’impose pas son chemin. Il dit qu’une voie est possible, que la vraie vie n’est pas une image, qu’il s’agit de se mettre au monde pour La vie devenir. Il porte une furieuse espérance. Nous sommes en manque de vie.

Paru le 9 octobre 2019

Éditeur : Librairie Galerie Racine

Genre de la parution : Recueil

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Je suis la fille du baobab brûlé

Elle a une main dans la main du désir
Nous ramons en haute mer
Les eaux suffoquées cassées
Masses pendues aux os tendres
Où je meurs dialogue des corps
Le voyage est infini sur les routes de lumière
Le vin des amants est un baiser mortel

Au chant de la bien-aimée
Un soupir rend l’éternité
Mêlant l’anatomie des sens
Notre histoire refuse la chronique des héros
Le sexe humide du poème
Nourrit l’espérance du monde
Nous arriverons ensemble
Nous cheminerons ensemble
Nous partirons ensemble
Au contrepoint de la terre

Ce qui n’est à personne est à moi
J’embrasse le crépuscule d’eau
Je suis debout au flanc des nuages
Je respire l’air frais du soir
Tant qu’il y aura une étoile
Je brillerai avec ma chanson
Et je chanterai à voix de tête

Rodney Saint-Éloi, Je suis la fille du baobab brûlé, « Elle a une main dans la main du désir », Mémoire d’encrier, 2015.