Ils ont tué l’albatros d’André Bonmort

Ils ont tué l'albatros d'André Bonmort

XXIe siècle. La dictature du vacarme organisé régit la censure par le trop-plein et orchestre l’adhésion inconditionnelle au Grand Consensus.
Amoindrissement du sens critique et appauvrissement de la sensibilité produisent une langue décharnée, dévitalisée, la langue soumise indispensable à ce système pour prospérer à marche forcée.
Mais embusquée derrière cette parole sans âme, une autre langue persiste en nous, elle attend son heure, et parfois affleure.
Une émeute émotionnelle alors bouscule le langage, y ouvre des chemins inexplorés, agrandit nos territoires sensoriels, instinctuels, intellectuels. Elle est poésie, au sens le plus authentique, s’étonne d’elle-même, s’obstine au-delà du mot écrit, inscrit sa semence dans les plis de nos circonvolutions.
Car l’écriture créatrice participe du mouvement que sous-tend le processus du vivant.

Paru le 14 mars 2017

Éditeur : Sulliver

Genre de la parution : Prose

Poème
de l’instant

Nous verrons

Le bonheur est en espérance,
On vit, en disant : Nous verrons.

François-Réné de Chateaubriand, 1768-1848, « Nous verrons », Poésies diverses.