Infini Terminus de Maxime Lavisky

Infini Terminus de Maxime Lavisky

Le chasseur de mots sait où le lièvre gîte, mais l’a-t-il jamais vu ? Et quelle enfance est tue (tuée ?) avec le mot "lièvre" qui remplace l’animal ? Elle n’en finit pourtant pas de disparaître et de persister dans une vie d’adulte qui désespère de n’être jamais plus cette enfance. Dans la vie du poème ? "La mobilité des mots" (rythme et "souffle qui continue" même avec ses "silences blancs") "va son chemin".
Les poèmes de Maxime Lavisky sont sans illusion : il n’y aura pas de lendemain qui chante, mais les mots chantent maintenant. Et s’ils ne chantent pas "juste" "rien ne meurt" pour autant : les poèmes sont des mots vivants où sans doute gîte un lièvre ; le voyez-vous pas ?
JAMES SACRE

Paru le 1er mars 2016

Éditeur : Tarabuste

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Ma vie est une chanson

On me demande parfois d’où je viens
Et je réponds « Je n’en sais rien
Depuis longtemps je suis sur le chemin
Qui me conduit jusqu’ici
Mais je sais que je suis né de l’amour
De la terre avec le soleil »

Francis Bebey, 1929-2001, « Ma vie est une chanson », Anthologie africaine : poésie , Éditions Hatier, 2001.