Infiniment proche et le désespoir n’existe pas

Auteur : Zéno Bianu

Infiniment proche et le désespoir n'existe pas

Revendiquant une œuvre multiforme qui ne craint pas de tout interroger, il peut ainsi être lu tout au long de cette anthologie comme celui qui a créé une sorte de poème-randonnée, dont l’architecture d’ensemble, en modulations et variations constantes, invite à reconsidérer la poésie comme une forme ultime d’engagement existentiel.

« De la Grammaire des étoiles au Prénom du visage, du Val des merveilles à l’Île du dedans, entre Invocation et Féerie, entre Virgules du vide et Méditations sur le blanc, avec Artaud, Coltrane et Pollock, avec Roger Gilbert-Lecomte, Brian Jones et Zoran Music, les poèmes recueillis dans Infiniment proche composent une sorte de mandala vivant. Lignes de vie, lignes de cœur, lignes de faille – ils transmettent un horizon. "Dans l’affection et le bruit neufs", définitivement. » écrivait Zéno Bianu dès la publication d’Infiniment proche.

Paru le 1er janvier 2016

Éditeur : Gallimard

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.