Instants éternels de Guilhem Fabre

Instants éternels de Guilhem Fabre

Cent et quelques poèmes connus par coeur en Chine

"Aube de printemps

Mon sommeil printanier a laissé passer l’aube
De partout viennent des chants d’oiseaux
La nuit passée n’était que vent et pluie
Combien de fleurs ont dû tomber !"

Paru le 1er juin 2014

Éditeur : La Différence

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

L’homme désert

Il n’y a pas d’aigle sans désirs.
Il n’y a pas d’aveugle sans regard.
Il n’y a pas de Bonheur.

Mais il n’y jamais ce chant tournoyant et délivrant, cette Parole de toujours, cette terrasse de splendeur portée entre les bras du jour, il n’y a pas ce chant et cette bouche qui chante, et ce corps qui chante cette bouche, et ce désir qui chante ce corps qui l’emporte à sourire, s’il n’y a pas Celle même qui attend encore, au milieu des palmes et des pluies, d’être déliée de son ombre.

André Delons, L’homme désert, Éditions Rougerie, 1986.