J’ai vu quelque chose qui bougeait

Auteur : Alain Serres

J'ai vu quelque chose qui bougeait

Images de Silvia Bonanni.

Librement inspiré d’un proverbe tibétain, le texte de cet album interpelle le jeune lecteur sur l’autre, le mystère de l’inconnu et le bonheur de la différence, en écho au
thème du Printemps des poètes 2008 : Éloge de l’autre. Un enfant marche vers la forme étrange qu’il aperçoit au loin. Peu à peu, il devine en elle un végétal, un animal, puis, en s’approchant, une forme humaine et un enfant dans lequel il reconnaît enfin son frère. Dans la dernière double-page, c’est lui-même qui se découvre en réalité dans les yeux de son frère. Cet album s’articule autour d’une aussi solide mécanique qu’Il faut une fleur, l’autre titre illustré par Silvia Bonanni pour Rue du monde et paru en mars 2007. Avec la même simplicité, il porte un propos généreux et ouvert
sur le monde pour les très jeunes enfants.
Les collages de l’illustratrice jouent sur la multitude
du monde animal et végétal ainsi que sur la diversité
de la vie de la cité.

Paru le 1er février 2008

Éditeur : Rue du Monde

Genre de la parution : Jeunesse

Poème
de l’instant

Carl Norac

Avant de tout dire

Toute la beauté du monde, je ne peux pas te la dire. Mais rien ne m’empêche d’un peu l’approcher avec toi.

Il y a de si grands murs qui cachent les jardins, des dépotoirs au bord des plages, des ghettos dans des îles, tant de blessures aux paysages.

Par bonheur, un peu de splendeur demeure alentour et le dire, même tout bas, par amour, c’est croire encore qu’un jour, nous irons la trouver, toute la beauté du monde.

Carl Norac, « Avant de tout dire », Le livre des beautés minuscules, Éditions Rue du Monde.