Jacques André éditeur

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La Caravane de l'orage

24 mai 2019

La Caravane de l’orage

Le chant qui accompagne nos premières heures nous enveloppe de douces prédictions puis nous emporte sur ses ailes, loin du berceau, en survolant parfois mers et continents, vers d’autres demeures et d’autres chants. Sa mélodie traverse discrètement les saisons, même quand l’orage surgit pour l’entraîner dans sa caravane tumultueuse d’ombre et de lumière.

La connivence du marchand de couleurs

1er mars 2016

La connivence du marchand de couleurs

Comment accéder au monde ?
Comment accéder au monde sans se frayer un chemin de terre et de ciel, y persévérer malgré les embûches dans l’espoir de haltes généreuses, de lumineux points de vue ? Cette aventure n’est pas réservée au pèlerin ou au poète, elle n’est pas non plus l’apanage du peintre, mais ne pourrait être poursuivie sans la connivence du marchand de couleurs.

Les toits du coeur

1er juin 2015

Les toits du coeur

"Qui vous a lue ?
Qui vous a vue ?
Personne
ou presque.
On vous croise ici sans cesse, il est vrai. Mais en tant que monument. Silhouette un peu triste.
Un brin figée…."

A la recherche du roi

1er décembre 2014

A la recherche du roi

" Le poème n’est que l’enregistrement très fidèle de nos erreurs successives ". L’auteur en est fermement convaincu. Par conséquent il reprend sans cesse son poème, et parfois, souvent au moment même où la nuit menace de régner sans partage, parvient à s’évader de l’enfer du recommencement à perpétuité. Une page soudain, ou plutôt un visage qu’elle éclaire, se laisse " traverser comme une vie plus directe et s’éclaire de ce qui reste en lui tendrement obscur, profitant du trouble qu’il éveille en notre mémoire (…)

Vêtue de vent

1er mars 2014

Vêtue de vent

Vêtue de vent
L’horizon agrandit le désir d’être, le Temps déploie ses paysages,
immensité jalonnée de mirages où se lisent nos incessantes métamorphoses.

Tout ton cinéma de Patrick Argenté

1er janvier 2014

Tout ton cinéma de Patrick Argenté

Qu’y a-t-il de commun entre la poésie et le cinéma ? Assurément de nous donner des images à voir, accompagnées d’une proche et lointaine bande son où se mêlent intimement la musique et les mots, la musique des mots. La comparaison sans doute s’arrête là et c’est bien ainsi.
Patrick Argenté fait donc son cinéma, cinéma subjectif certes mais où la réalité s’entête à être présente, des images où attendent des SDF, des amoureux, des enfants, des vieillards et des chats, un monde parfois secoué au passage des (…)

Fractions d'infinis d'Yve Bressande

1er décembre 2012

Fractions d’infinis d’Yve Bressande

1999 / 2012 Fractions d’infinis – Exil / Exils. Ce poème résulte d’un parcours d’écriture qui se déroule sur deux siècles, deux millénaires, et trouve aujourd’hui un premier aboutissement. C’est un exil dans les mots, un voyage, une errance, par définition inachevée, inachevable, presque inavouable. Matériau composite, ce poème est le fruit d’une longue sédimentation et d’un « don » de mots.
Si je vous dit exil, donnez-moi trois mots. Ces mots ont trouvé leur place en forme de balises, d’étoiles, de boussoles (…)

Mourir d'aller

1er septembre 2012

Mourir d’aller

"Je suis un collectionneur.
Un fou du temps.
Il n’y a que les instants, les beaux instants qui
m’intéressent. Ils me fascinent.
Ils sont si précieux,
si rares.
On y voit le monde.
On y voit le ciel.

Côté fenêtre de Patrick Argenté

1er février 2012

Côté fenêtre de Patrick Argenté

Vous êtes prêts à traverser la Russie, dans un voyage à rebours, de Vladivostok à Saint-Pétersbourg.
Qu’emportez-vous dans vos bagages ? Blaise Cendrars bien sûr, la petite Jeanne et quelques autres qui vous sont chers.
Vous les croisez vivants, au bord de la voix ferrée, côté fenêtre, parmi les vivants et les morts.
Vivants ! Le train est long, vif et ardent comme la vie…

Haute plage

1er juin 2011

Haute plage

"Sur la haute plage, entre roc et sable, comblés des dons de la terre et de la mer, les mots du large et de l’arrière-pays se rejoignent, heureux, face à l’horizon. La tempête parfois les meurtrit, les en éloigne, mais toute éclaircie les rappelle."

Poème
de l’instant

Carl Norac

Petit poème pour y aller

Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Un insecte sur ta peau dont tu écoutes la musique des pattes.
La sirène d’un bateau suivie par des oiseaux, ou un pli de vagues.
Un arbre un peu tordu qui parle pourtant du soleil.
Ou souviens-toi, ces mots tracés sur un mur de ta rue :
« Sois libre et ne te tais pas ! ».
Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Pas une longue chanson, mais assez de musique pour partir
en promenade ou sur une étoile,
à vue de rêve ou de passant.
C’est un aller qui part sans son retour
pour voir de quoi le monde est fait.
C’est le sourire des inconnus
au coin d’une heure, d’une avenue.
Au fond, un poème, c’est souvent ça,
de simples regards, des mouvements de lèvres,
la façon dont tu peux caresser une aile, une peau, une carapace,
dont tu salues encore ce bateau qui ouvre à peine les yeux,
dont tu peux tendre une main ou une banderole,
et aussi la manière dont tu te diras :
« Courage ! Sur le chemin que j’ai choisi, j’y vais, j’y suis ! ».
Un poème, à la fois, ce n’est pas grand-chose
et tout l’univers.

Carl Norac, inédit, pour le 22e Printemps des Poète / Le Courage