Jacques André éditeur

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Côté fenêtre de Patrick Argenté

1er février 2012

Côté fenêtre de Patrick Argenté

Vous êtes prêts à traverser la Russie, dans un voyage à rebours, de Vladivostok à Saint-Pétersbourg.
Qu’emportez-vous dans vos bagages ? Blaise Cendrars bien sûr, la petite Jeanne et quelques autres qui vous sont chers.
Vous les croisez vivants, au bord de la voix ferrée, côté fenêtre, parmi les vivants et les morts.
Vivants ! Le train est long, vif et ardent comme la vie…

Haute plage

1er juin 2011

Haute plage

"Sur la haute plage, entre roc et sable, comblés des dons de la terre et de la mer, les mots du large et de l’arrière-pays se rejoignent, heureux, face à l’horizon. La tempête parfois les meurtrit, les en éloigne, mais toute éclaircie les rappelle."

Escales de Gérard Gâcon

1er juin 2011

Escales de Gérard Gâcon

Si l’on oublie de prononcer mentalement, en articulant et en chantant, les vers de Gérard Gâcon au moment où on les lit, on risque de passer à côté, et de ne pas remarquer cette sensibilité qui frémit toute entière sous la peau du poème. La musique verbale, faite de vagues et de creux sonores, de pleins et déliés auditifs, vient peut-être de la scansion de la poésie anglaise, que le poète enseigna de longues années, et qui, imprégné de la musique élastique et bondissante de la langue shakespearienne, la (…)

Dictées du premier degré

1er octobre 2010

Dictées du premier degré

Sélection non autorisée par une réunion de professeurs.
Les dictées de Jean Foucault n’ont reçu aucun agrément, et nulle Académie n’acceptera ces extratis imaginaires d’œuvres à la fois familières et oniriques.
D’ailleurs, vous ne trouverez pas les réponses aux 3 questions qui suivent chacune de ses dictées, sauf si une secrète fêlure vous surprenait vous-même en révélant un tempérament de poète que votre Instituteur aura probablement ignoré.
Et pourtant, que d’émotions, que de sentiments et d’extases (…)

Dans la main de l'aube de Nicolas Gille

1er juin 2010

Dans la main de l’aube de Nicolas Gille

"Si peu de brumes te suffisent
pour illimiter des voyages
entre ciel et mer qui se mêlent
Si peu de présences, si frèles
des voiles, des ailes - ouvragent
l’étoffe du jour compromise"

Villégiature du songe et du désir

1er décembre 2009

Villégiature du songe et du désir

"Un endroit à part, pour soi. Où passent l’enfance, l’azur, la tulipe rouge ou le volubilis des amants, d’autres instants encore de la beauté…"

Lascaux et autres sanctuaires

1er janvier 2009

Lascaux et autres sanctuaires

Nous apparaît subitement ce monde, notre monde antérieur, que nous avions oublié, créé par des hommes et des femmes dont le sang circule en nous. (…)
Cette silhouette humaine, rarissime, hante les hommes depuis fort longtemps, à laquelle nous ne pouvons donner nom, à cette trace
parmi les traces.
Il s’agit bien ici d’une série d’énigmes dont nous possédons quelques indices frêles qui permettent à Marie-Josée une osmose vers l’esprit dans la nuit des temps abolis.(…) José (…)

Le nombre de la lumière

1er septembre 2008

Le nombre de la lumière

"Lamento
Ere des grandes marées
pour la moisson du sel
et ce vortex
qu’aimante le soleil
à l’assaut des sources
dans le bouillonnement du sang
geste épopée
de quelque Afrique primordiale"

Le jour se tait

1er mai 2008

Le jour se tait

Quand on danse, il est essentiel de savoir où l’on va poser le pied ou la main Anne-Lise Blanchard crée l’espace. Elle fut danseuse, elle crée l’espace où le corps évolue, l’espace du temps - pas de temps sans espace ; en fait il n’y a que de l’espace. Anne-Lise Blanchard met en scène un espace prêt à se replier sur la parole. D’où la vigilance de la danseuse. Ou une parole prête à étouffer l’espace. D’où la vigilance de la danseuse. Ces images assez radicales résument sa poésie. Quand on danse, il est (…)

A vif

1er avril 2008

A vif

« Faire œuvre de poésie, c’est se mettre à l’écoute de soi et des autres. C’est être en prise directe avec le monde et en percevoir les soubresauts. Les poèmes de ce livre sont issus de cette attention et témoignent des écarts, des duretés, des turbulences, des souffrances dont l’homme, toujours, est finalement la victime. Guerres, exil, violences de toutes sortes qui broient et brisent certains, enfants compris, enfants d’abord. Guerres, exil, violences de toutes sortes qui interrogent les autres, sur (…)

Poème
de l’instant

Politique de l’amour

L’amour est blanc parce qu’il est la somme de toutes les couleurs, parce qu’il est la gomme qui m’efface, m’épelle et fait valser l’alphabet de mon identité, parce qu’il est le trou au travers de mon corps, le cerceau par où le jour entre et sort, bondit et se propage en rugissant dans ma chair nue.

Alina Reyes, Politique de l’amour, Éditions Zulma, 2002.