James Sacré

James Sacré naît le 17 mai 1939.

Il passe son enfance et son adolescence en Vendée, habitant avec ses parents dans une ferme.

James devient par la suite instituteur, puis instituteur itinérant agricole. À partir de 1965, alors qu’il est âgé de 26 ans, il décide de partir vivre aux États-Unis où il réalise une thèse sur la poésie française de la fin du XVIe siècle et où il devient enseignant, au Smith College, université américaine du Massachusetts.

La vie qu’il mène aux États-Unis ne l’empêche toutefois pas de passer de nombreux séjours en France et plus globalement en Europe, avec divers voyages en Italie notamment. Il visite également à plusieurs reprises le Maroc.

C’est à partir des années 1970 qu’il commence véritablement à écrire. Dans un contexte alors marqué par le littéralisme, opposant ainsi une nouvelle esthétique au lyrisme, il parvient à publier son troisième livre intitulé Cœur élégie rouge aux Éditions du Seuil en 1972.

James Sacré publiera par la suite pas moins de 45 ouvrages, chez divers éditeurs tels que Gallimard, André Dimanche, Tarabuste, Le Castor Astral, Al Manar, Le Dé Bleu, entre autres.

En 2001, il décide de revenir en France et de s’installer à Montpellier, où il réside toujours.

Extrait

Poème te voilà, si peu de mots, des phrases comme
Une musique plutôt que du sens, une musique
Mais pas vraiment, que des mots :
On saurait mal en mesurer les rythmes.
Et soudain des façons poème que tu as
De les précipiter (distrait, ou qui pense à sait-on quoi ?)
Peu de bruit nous reste dans l’oreille et tu ne proposes
Aucune mélodie qu’on pourrait connaître par cœur.

extrait de Une petite fille silencieuse, André Dimanche éditeur, 2001

Bibliographie

  • Sans place et Je s’en va, avec Antoine Emaz, Éditions Méridianes, 2019.
  • Figures de silences, prix Théophile-Gautier de l’Académie française et prix Roger-Kowalski ou grand prix de poésie de la ville de Lyon, Éditions Tarabuste, 2018.
  • Figures qui bougent un peu, Éditions Gallimard, 2016.
  • Un désir d’arbres dans les mots, en collaboration avec Alexandre Hollan illustrateur, 2015.
  • Ne sont-elles qu’images muettes et regards qu’on ne comprend pas ?, lavis de Colette Deblé, Æncrages & Co, 2014.
  • Parler avec le poème, La Baconnière, 2013.
  • Le paysage est sans légende, avec des dessins de Guy Calamusa, Éditions Al Manar / Alain Gorius, 2012.
  • America solitudes, Éditions André Dimanche, 2011.
  • Tissus mis par terre et dans le vent, Le Castor astral, 2010.
  • En tirant sur les mots, La Fermeté, Éditions Potentille, 2010.
  • Peliqueiro levantando os brazos, Amasta-N-Gallar (un fragment de lettre traduit en galicien par Emilio Araúxo, et une photo d’un peliqueiro).
  • America solitudes, Marseille, André Dimanche éditeur, 2010.
  • Où vas-tu dans la forêt, Odile Fix.
  • Mobile de camions couleurs pour le noir et blanc de plusieurs photographies de Michel Butor, Éditions Virgile.
  • Mouvementé de mots et de couleurs, avec des photographies de Lorand Gaspar, Éditions Le Temps qu’il fait, 2003.
  • Les mots longtemps, qu’est-ce que le poème attend ? Éditions Tarabuste, 2003.
  • Une petite fille silencieuse Éditions André Dimanche, 2001.
  • Coeur élégie rouge réédition, André Dimanche, 2001.
  • Ecrire à côté Éditions Tarabuste, 2000.
  • Si peu de terre, tout Éditions Le Dé Bleu, 2000.
  • Monsieur l’évêque avec ou sans mitre Éditions Le Dé Bleu, 2002.