Je souffle, et rien.

Auteur : Isabelle Lévesque

Je souffle, et rien.

Je souffle, et rien est le poème du pays où vit Isabelle Lévesque. La description du fleuve, des falaises, du vent, de la faune et des oiseaux nous emmène dans les boucles de la Seine, là où celui à qui s’adressent les poèmes se rendit souvent pour y rêver et dessiner ses rêves.

Il me semble que l’écriture tourne chez Isabelle Lévesque autour d’un secret. Le secret étant cette façon de mettre à part, de séparer des lieux, des domaines, l’intime et le monde des autres par exemple, les morts et les vivants, et ainsi de réserver, de préserver. Le secret a tout à voir avec la poésie.
— Jean-Marc Sourdillon

La métamorphose a cessé.
 
Fini les fées,
fini le bois du conte à Noyers.
Rompue, la coque,
coulée, la barque.
 
Force
engloutie dans l’eau douce des rigoles du présent,
j’accroche à tes mains le mot fin.

Paru le 13 mai 2022

Éditeur : L’herbe qui tremble

Poème
de l’instant

L’Impossible

La poésie révèle un pouvoir de l’inconnu. Mais l’inconnu n’est qu’un vide insignifiant, s’il n’est pas l’objet d’un désir. La poésie est moyen terme, elle dérobe le connu dans l’inconnu : elle est l’inconnu paré des couleurs aveuglantes et de l’apparence d’un soleil.

Ébloui de mille figures où se composent l’ennui, l’impatience et l’amour. Maintenant mon désir n’a qu’un objet : l’au-delà de ces mille figures de la nuit.

Georges Bataille, L’Impossible, Éditions de Minuit, 1962.