Je suis debout

Auteur : Lucien Suel

<i>Je suis debout</i>

"Je capte les pensées fugitives, la prose bop spontanée, le cut-up des langues, sans hiérarchie, ni sélection. Rien que la vie brute. Tapisserie de rouleaux collés au fil du temps sur les murs des alcôves dans le monde du fleuve, couches successives
d’ondes vibratoires. Je soulève un coin de la tapisserie pour révéler l’évidence :
le monde est poème est monde, le poème est monde est poème.
Vers justifiés, sonnets, alexandrins, haïkus, prose poétique, Lucien Suel se joue, dans cette anthologie de toutes les formes possibles. Comme le monde, son monde, se fond dans ses poèmes, il est question ici des paysages du nord hérissés de terrils, de la femme aimée, de bocks de bière, d’accessoires du quotidien, de fruits et légumes, de rock, de beat generation. L’auteur est à la fois enraciné par le travail de la terre, le
souci des ancêtres et des morts, et en même temps attentif à toutes les cultures et à la pensée de l’universel. Il compose une poésie d’aujourd’hui (certains poèmes ont été composés sur le net, une forme de twittérature) qui s’appuie sur le passé sans céder à la nostalgie. C’est une poésie qui associe tradition et modernité, merveillement et résistance, contraintes formelles et liberté de ton, sans oublier une
sérieuse dose d’humour."

Collection Vermillon.

Paru le 1er février 2014

Éditeur : La table ronde

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.