Jean Sénac

Né en Algérie, à Beni Saf en 1926, de père inconnu, écrivant à quatorze ans son premier poème, très tôt introduit dans le milieu intellectuel algérois d’alors, correspondant activement avec Albert Camus à partir de 1948, Jean Sénac vécut une jeunesse éperdue de poésie et éblouie par la peinture. En 1953, il a ses premiers contacts avec les nationalistes, fonde le cercle “Lélian” à Alger, devient le premier défenseur de l’art abstrait en Algérie, et entre à l’Association des écrivains algériens. Il fonde, en 1963, l’Union des écrivains algériens, dont il est le secrétaire général jusqu’à sa démission en 1966. Il produit une émission pacifique sur Radio-Alger et fonde une revue, Terrasses, dont l’unique numéro publie des textes de Francis Ponge, Albert Camus, Kateb Yacine, Jean Daniel, Albert Cossery, etc. Remarqué à Paris dès 1954 avec ses Poèmes préfacés par René Char et publiés par Gallimard dans la collection “Espoir” de Camus, il connaît alors la célébrité et est traduit puis étudié un peu partout dans le monde, après l’indépendance de l’Algérie en 1962. Il avait rejoint le FLN en 1962.
En août 1973, Jean Sénac meurt assassiné dans la cave d’Alger qui lui servait de domicile.

Texte : Actes Sud

Apologie

Jean Sénac, par Hamid Tibouchi

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