John Coltrane (méditation)

Auteur : Zéno Bianu

John Coltrane (méditation)

Musicien culte, considéré comme le saxophoniste le plus révolutionnaire et le plus influent de l’histoire du jazz, John Coltrane n’a cessé de mener une quête fascinante. Du be-bop au free-jazz, transcendant toutes les étiquettes, annonçant toutes les avant-gardes, il a porté sa musique à un niveau d’expression jamais atteint.

Comme disait Miles Davis : « John Coltrane s’est lui-même transformé en diamant. » Multipliant les aventures musicales les plus singulières, il a inventé une modernité radicale, creusant paradoxalement dans les traditions de l’Inde et de l’Afrique.

Explorant des sentiers toujours plus vertigineux, jouant jusqu’aux confins du possible, ce « Prométhée sonore » meurt en 1967, foudroyé par un cancer du foie. Par un monologue poétique, Zéno Bianu s’attache à restituer le phrasé à la fois charnel et spirituel, dense et volubile, de John Coltrane.

Fasciné par les grandes figures-limites de l’art, d’Antonin Artaud (Variations Artaud, Dumerchez) à Marina Tsvétaïéva (Le ciel brûle et Insomnie, Poésie/Gallimard), de Van Gogh (Le Battement du monde, Lettres Vives) à René Daumal et Roger Gilbert-Lecomte (Les Poètes du Grand Jeu, Poésie/Gallimard), Zéno Bianu nous livre un long chorus, tendre, sauvage, foisonnant, qui tente de remonter à la source même du son coltranien. Un torrent de notes entrelacées au milieu des étoiles.

John Coltrane (méditation) est le dernier volet d’une trilogie de Zéno Bianu éditée par Le Castor Astral, comprenant Chet Baker (déploration) et Jimi Hendrix (aimantation).

Paru le 1er mars 2012

Éditeur : Le Castor Astral

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Carl Norac

Avant de tout dire

Toute la beauté du monde, je ne peux pas te la dire. Mais rien ne m’empêche d’un peu l’approcher avec toi.

Il y a de si grands murs qui cachent les jardins, des dépotoirs au bord des plages, des ghettos dans des îles, tant de blessures aux paysages.

Par bonheur, un peu de splendeur demeure alentour et le dire, même tout bas, par amour, c’est croire encore qu’un jour, nous irons la trouver, toute la beauté du monde.

Carl Norac, « Avant de tout dire », Le livre des beautés minuscules, Éditions Rue du Monde.