Journal de la distance de François Philiponnat

Photographies de Nadine Cabarrot.

"J’ai marché droit devant
vers ce rétrécissement au milieu des rails
comme un oeil qui roule au fond d’un mot
sans souci de retour
désireux de trajet
de cal sous les pieds
refusant le voyage à dos de lumière
acceptant de me perdre
toujours plus perméable à ce qui attend d’être dit
sensible à ce que je verrai."

Paru le 1er novembre 2006

Éditeur : Encre et lumière

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.