L’Amandier

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Rienne de Rodica Draghinescescu

1er décembre 2015

Rienne de Rodica Draghinescescu

Le travail de Rodica Draghincescu présenté ici suit un travail plastique, comme le précise l’avant propos de l’auteur. L’écriture mime l’émiettement de l’installation de la plasticienne roumaine Suzana Fântânariu, dont le travail est internationalement reconnu. La rencontre des deux artistes, la plasticienne et la poète est sous le signe d’un lien profond à la fois personnel et historique. Toutes deux explorent une mémoire éclatée et douloureuse. Le terme de « tissu-texte » employé par Rodica Draghincescu (…)

Le cahier japonais

1er novembre 2015

Le cahier japonais

Ce livre rassemble les pages d’un cahier écrites au jour le jour, lors d’un voyage d’Hakodaté à Kyoto, de Tokyo à Nara. Il s’agit d’une immersion amoureuse dans un univers dont la langue et les images restent les témoins d’un périple inoubliable où les moments cardinaux furent les temples, les jardins (comme celui zen de Ryo an Ji), les plages et les lacs de Hokaïdo, les parcs de Ueno ou de Hibiya, le quartier mythique de Shinjuku et celui des geishas à (…)

Alparegho, pareil-à-rien

1er mars 2015

Alparegho, pareil-à-rien

Voici un Être. Obsédé par la vie donc par la mort. Hétéroclite,
rafistolé, face au destin de tous, suspendu ! Aussi un pauvre, avec
la rage. Il croit, ne croit pas au retour du printemps, il ne croit
pas, il croit que quelque part, un jour – il est l’Aventure du visage
à son début. Comment dire ? côté poème, un des premiers Sans-
Nom ; côté espoir des hommes, la venue dans le lointain d’un
vivant nouveau.
"Il avance
et il rabattu sur sa poitrine
et son cou,
un bout de couverture lente.
"Je (…)

Epître Langue Louve

1er mars 2015

Epître Langue Louve

Ce nouveau livre de Claude Ber constitue une véritable somme, à la fois du point de vue du fond – une interrogation sur la condition humaine – comme de la forme – l’aboutissement d’un travail en tension entre le fragment et le continu, la brisure et le souffle, la rupture rythmique entre l’aller à la ligne du vers et la prose. Le titre d’Épître Langue Louve témoigne du choix d’une parole adressée, qui circule. Incarnée dans des corps vivants, amoureux, enracinés dans la vie, elle déploie ses variations au (…)

Sous le lichen du temps de Joëlle Gardes

1er octobre 2014

Sous le lichen du temps de Joëlle Gardes

Photographies de Patrick Gardes
C’est une double promenade que nous propose ce recueil, à travers les jardins et à travers le souvenir. C’est sur un mode discontinu, dans une écriture dépouillée, presque minimaliste et sans pathos, comme dans une confidence à mi voix, que ces textes égrènent ce thème du temps qui recouvre tout de sa patine comme le lichen enfouit l’écorce vive sous sa mousse.
Ce sont des haltes méditatives dans ces « jardins de toute sorte », changeants au fil des saisons, et qui, dans (…)

Le temple des singes de Tita Reut

1er septembre 2014

Le temple des singes de Tita Reut

Comme l’écrit Joseph Guglielmi dans sa préface, Tita Reut « renouvelle le rapport avec la tradition en élaborant un champ sensuel et rythmique où l’audace du vécu engendre une langue bifide, où l’incarnation exaspère la sexualité et une ferveur, où l’image ne se suffit jamais d’un rapport univoque au fil de vers bien tempérés ». Son « baroque très personnel » mêle humour et tragique et débouche sur un univers original joignant « l’érotisme le plus inventif et sans contraintes » à l’interrogation métaphysique. (…)

Le mot et la note, Poésie et chanson, un cousinage compliqué

1er mars 2014

Le mot et la note, Poésie et chanson, un cousinage compliqué

« Tout au long de cet ouvrage, avec minutie et érudition, Matthias Vincenot traque les différences et les ressemblances entre les deux cousines. Il révèle les processus de création à travers l’analyse des figures et les œuvres maîtresses dans les deux disciplines », souligne Georges Moustaki dans son prologue.
Ecrit par un poète qui connaît la chanson, ouvrage de spécialiste mais pas destiné aux seuls spécialistes, Le mot et la note se lit comme une promenade, où chacun rencontrera ses souvenirs, fera des (…)

Le Tympan de Cortrat

1er mars 2014

Le Tympan de Cortrat

« Dans un hameau du Loiret, on peut voir les restes maladroitement restaurés d’une église de l’époque
mérovingienne, lit-on laquelle conserve, miraculeusement, ce tympan énigmatique qui m’a frappé lors d’un séjour dans une ferme des environs.
La sculpture de ce tympan présente les ondulations qui font penser à celles du cairn néolithique de l’île de Gavrinis (Morbihan).
A cette sculpture s’ajoutent deux animaux et comme un soleil. Peut-être y a-t-il là comme une image de la création dans ce tympan (…)

Interstices de Pierrick Steunou

1er mars 2014

Interstices de Pierrick Steunou

Quatre parties organisent ce beau recueil : « Villes et ouverture », « Champs, espace », « Pièces, resserrement » et « Corps, expulsion », unies par la nécessité qui s’y dit de « creuser des interstices » entre les moments et les lieux divers d’une existence pour s’y retrouver et « recoller les morceaux de son être ». Car l’être est toujours ailleurs, dans le ciel et l’infini sur les trottoirs des villes, dans la voiture comme un havre, en pleine campagne, dans le monde qui s’offre à travers les fenêtres de (…)

Le Musée du temps d'Amir OR

1er février 2014

Le Musée du temps d’Amir OR

traduit de l’hébreu par Aurélia LASSAQUE et Jacques RANCOURT Le musée du temps offre la première traduction française de la poésie d’Amir Or. Ce recueil est conçu sous la forme d’une petite anthologie. Les poèmes ont été choisis parmi six recueils. Cette sélection permet ainsi au lecteur francophone de découvrir, à travers le chemin de sa création, cet auteur trop peu représenté en France.
« Amir Or, fait l’expérience ambitieuse de l’écriture du poème ultime, le poème qui ne ressemble à aucun autre » (…)

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.