L’Amour là où les nuits sont vertes de Rienzi Crusz

L'Amour là où les nuits sont vertes de Rienzi Crusz

grenés au fil d’une vie d’errance, expression à la fois sauvage et maîtrisée de bifurcations subies ou choisies, de passions comme d’amours domestiques, de récits de l’expérience quotidienne relevés par la magie de l’écriture, les poèmes de Rienzi Crusz, “Homme-Soleil” dans ses bottes de neige, donnent à entendre une musique fluide et syncopée de tonalités mêlées, à la fois simple et savante, grave, passionnée, riche en images syncrétiques, "tempérée" souvent par l’humour.
Dans la fusion des continents s’accomplit la création poétique, au cœur de variations saisonnières, sensorielles et exotiques.

L’Entretien

Deux cameras dressées comme des canons,
moi, l’Homme-Soleil,
tes yeux caressants,
et le compte à rebours…

Enjôleuse, tu me ramènes aux débuts,
avant les inventions dans la neige,
puis soudoies illico des braises souterraines :
ma fine glace canadienne
me fond dans la gorge,
la feuille d’érable se brouille sur mon passeport.

Paru le 1er mars 2014

Éditeur : L’Amourier

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.