L’Amourier

L’Amourier éditions
Après plusieurs années d’activités intenses dans divers domaines, l’année 1994 fut pour moi quasi sabbatique et me permit de reprendre avec plaisir l’écriture et le dessin, modes d’expression privilégiés de ma jeunesse. C’est ensuite dans un mouvement naturel que j’ai souhaité rassembler, mêler, juxtaposer ces deux langages sur un même support et ainsi été conduit à faire des livres. Je passais donc cette année-là à monter un atelier, acquérir une presse, choisir des casses de caractères, trier du plomb…
À partir de là, au fil de rencontres, à force de humer les manuscrits, s’est bâti patiemment un catalogue où j’ai voulu privilégier la diversité, laquelle est confirmée par la contribution de chacune des six personnes qui constituent le comité de lecture. Notre choix est de privilégier des écritures originales ; poésies et textes en relation avec des oeuvres plastiques, proses atypiques et formes narratives courtes. La participation de plasticiens, souvent au-delà de la simple illustration, ne cesse de se poursuivre avec le concours de nombreux artistes.

Editions de poésie classique et contemporaine.

Livres d’artistes

Type de livres

Broché, illustré avec gravure, plaquettes.

Mode de diffusion, de distribution

Diffusion directe en librairie et VPC. Diffusion, distribution canada : Arche du livre

Année de création : 1995

Nombre de parution par an
 : 8 ou 10

Tirage moyen : 600 à 1000 exemplaires

Auteurs phares : Butor, Dobzynski, Biga, Noël, Freixe, Lambersy, Glück…

Accepte de recevoir des manuscrits

Tél : 04 93 79 32 85
email : amourier@wanadoo.fr

Contact

route du Col Saint-Roch

06390

Coaraze

Carnet des poussières de René Pons

1er juin 2010

Carnet des poussières de René Pons

Dans ce Carnet des poussières, qui exista d’abord sous la forme d’un vieux carnet jauni à anneaux, René Pons laisse courir sa pensée : réflexions, poèmes, proses poétiques… et nous entraîne sur ses chemins d’écriture. En effet, s’il parle du vieillissement et des douleurs physiques qui l’accompagnent, ou de la solitude – recherchée –, de la perte des illusions, du silence aussi bien que de photographies, de gravures et, bien sûr de littérature, c’est avant tout un jugement sur l’écriture qu’il construit. (…)

Une saison flamande

1er novembre 2009

Une saison flamande

Une saison flamande est une déambulation dans l’Histoire : celle des frères Van Eyck, du retable de l’agneau mystique, celle des Béguines… Ce livre est aussi un rendez-vous avec la lumière d’Ostende, avec le vent des polders….

Vues de vaches

1er juin 2009

Vues de vaches

Photos de Cyril Derouineau
"Ventre l’épais
allant la vache au meuglement du mot
et cet étal pour
plier au minime
à la paille du cil"

Un silence ordinaire de Jeanine Bastide

1er avril 2009

Un silence ordinaire de Jeanine Bastide

Ce livre relate l’histoire d’une femme qui s’appelle Lucie. Un jour, à cause d’une question qu’elle n’aurait peut-être pas dû poser, sa vie a basculé dans le silence et la solitude. Depuis, elle a perdu les mots.
Elle vacille devant l’inconnu, même son lieu familier lui devient étrange. Absente à elle-même, dévêtue de l’intérieur, Lucie n’en est pas moins vivante, pleine d’une présence autre, une part manquante. Une douleur au ventre qui n’a pas de nom, mais qui s’atténue avec le bruissement du vent, l’odeur (…)

Voix du basilic

1er novembre 2008

Voix du basilic

28 entretiens conduits par Alain Freixe.

Chambres vides

1er juin 2008

Chambres vides

Accueillantes ou impénétrables, dans toutes les chambres, il y a du secret. Il y a la main qui ouvre la porte et celle qui ferme la fenêtre. Il y a de la nuit et du jour. Il y a l’esprit palpable de ceux qui les habitent puis les quittent. De la cellule du moine à la chambre funéraire, du lit d’un artiste à la cabine d’un navire, l’écriture toujours singulière de Sophie Braganti s’attache aux traces de ces passages. Chaque objet, chaque silence se révèlent être les signes de vies suspendues…
"Il faut (…)

Un bar d'eaux de Stéphane Dahan

1er juin 2008

Un bar d’eaux de Stéphane Dahan

Avec quarante et un dessins au stylo bille d’Alain Bistondi Daï
"Fleurissaient, dans les temps anciens, des sotties. On y présentait, sur un mode bouffon jonglant avec les mots, une vision en apparence comique de notre monde. Ce livre est une sottie moderne, une farce satirique, une approche gonflée de ce qui nous entoure. Daï, Dahan, il est des rencontres qui entrent en résonance ; elles sont rares. Ici c’est un carnaval de mots dont l’homophonie résolue fait écho à l’ambiguïté, à l’atmosphère (…)

Impostures

1er octobre 2007

Impostures

Marie-Claire Bancquart, dont on sait l’approche à la fois érudite et sensible de l’histoire, nous propose de découvrir ici trois destins exceptionnels. Trois récits hantés par l’imposture, tantôt assassine, tantôt fascinante.
Mais sommes-nous en présence de récits uniquement historiques ? Les noms propres avancés – Cicéron, Catilina –, la mise en place de lieux marqués – Rome, Bologne, Mantoue – pourraient le laisser croire. Et ce serait déjà une exploration lumineuse, car les images figées par le temps (…)

Dans les ramas

1er octobre 2007

Dans les ramas

Dans les ramas repose sur un aller-retour incessant entre exposition et retrait, entre repaires montagnards et bascules des villes, solitude et histoire. Là où tout est muet – le plus souvent en bordure d’un monde mouvant, imprévisible et dangereux comme le nôtre – établir le silence est affaire de ce bleu d’éclipse qui tel un défroissé d’âme qui passe traverse cette fine terre du poème feuilletée d’air et de lumière, parole qui se risque à dire son mot sur les horreurs, outrances, zones d’ombre où se noie (…)

Le chant des batailles

1er juin 2007

Le chant des batailles

Il s’agit de dire ces choses-là – quelques anecdotes personnelles, quelques banalités subjectives, quelques réactions ordinaires – non pas pour s’y complaire, non pas pour y tourner comme une toupie ivre, y retourner comme une excavatrice de vase, un trépan des grandes profondeurs, non pas pour souffrir à perpétuité, d’une souffrance répétitive, complaisante, masochiste… Non, il s’agit plus simplement d’y aller pour une vérité plus juste – la compréhension de ce qui est –, une vie meilleure. Il s’agit d’y (…)

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.