L’Amourier

L’Amourier éditions
Après plusieurs années d’activités intenses dans divers domaines, l’année 1994 fut pour moi quasi sabbatique et me permit de reprendre avec plaisir l’écriture et le dessin, modes d’expression privilégiés de ma jeunesse. C’est ensuite dans un mouvement naturel que j’ai souhaité rassembler, mêler, juxtaposer ces deux langages sur un même support et ainsi été conduit à faire des livres. Je passais donc cette année-là à monter un atelier, acquérir une presse, choisir des casses de caractères, trier du plomb…
À partir de là, au fil de rencontres, à force de humer les manuscrits, s’est bâti patiemment un catalogue où j’ai voulu privilégier la diversité, laquelle est confirmée par la contribution de chacune des six personnes qui constituent le comité de lecture. Notre choix est de privilégier des écritures originales ; poésies et textes en relation avec des oeuvres plastiques, proses atypiques et formes narratives courtes. La participation de plasticiens, souvent au-delà de la simple illustration, ne cesse de se poursuivre avec le concours de nombreux artistes.

Editions de poésie classique et contemporaine.

Livres d’artistes

Type de livres

Broché, illustré avec gravure, plaquettes.

Mode de diffusion, de distribution

Diffusion directe en librairie et VPC. Diffusion, distribution canada : Arche du livre

Année de création : 1995

Nombre de parution par an
 : 8 ou 10

Tirage moyen : 600 à 1000 exemplaires

Auteurs phares : Butor, Dobzynski, Biga, Noël, Freixe, Lambersy, Glück…

Accepte de recevoir des manuscrits

Tél : 04 93 79 32 85
email : amourier@wanadoo.fr

Contact

route du Col Saint-Roch

06390

Coaraze

La nuit parle

1er février 2007

La nuit parle

Louis Guillaume, avec trois mots, nous comble de rêveries ” écrivait Gaston Bachelard.
La nuit de Louis Guillaume nous “ parle ”, car elle est celle des contes et de leurs mystères, celle des romantiques allemands, celle de la voie lactée, de la forêt où réel et imaginaire se confondent…
La Nuit parle est un recueil de poèmes en prose, qui obtenait en 1961 à Rodez, le premier prix Antonin Artaud.
Hanté par maintes interrogations, Louis Guillaume tente d’obtenir par l’écriture, un instant (…)

Chambre noire de Paolo Ruffilli

1er septembre 2006

Chambre noire de Paolo Ruffilli

Dans le rapport que sa poésie crée avec les photos qui en sont le point de départ, dans une intemporalité perplexe et hallucinée qui est celle de la Photographie, Ruffilli commente, interprète l’image par des remarques comme jaillies de celle-là même, sans jamais peser. C’est une pensée qui est à l’œuvre, loin de toute " nostalgie-plaisir ", une pensée " qui éclaire " pour reprendre les mots de Barthes, voix du temps et du destin. (…)

Le miel amer de Gesualdo Bufalino

1er septembre 2006

Le miel amer de Gesualdo Bufalino

Le miel amer est un viatique pour une longue traversée émouvante, à travers le temps, d’une jeunesse perdue, retrouvée et transformée par le souvenir. Ses poèmes soulignent tout le désarroi d’un homme conscient de sa fragilité et de l’inconstance des sentiments, de l’absence / présence inévitable d’une divinité trop distraite, d’une terre ingrate – La Sicile – et en même temps généreuse, d’un homme qui trouve une planche de salut dans la lecture et dans l’écriture.
On a souvent défini l’écriture de Bufalino (…)

Le corps du sable de Fabio Scotto

1er juin 2006

Le corps du sable de Fabio Scotto

L’anthologie, Le corps du sable, rassemble des poèmes de Fabio Scotto traduits en français par plusieurs traducteurs depuis 1999. Ils sont tirés de trois recueils édités en Italie : La douce blessure exprime l’idée de la vie comme "blessure" racontée à travers les événements qui participent à la découverte de soi, Anniversaire dit l’expérience amoureuse, les intinéraires de son errance et de sa dérive en faisant de chaque impasse non pas la fin mais le recommencement d’un dialogue inlassable avec l’autre, (…)

Dans la suite des jours L'Echelle

1er mai 2006

Dans la suite des jours L’Echelle

Dans les marges de la Génèse, j’écris. Dans la suite des jours. Pour ouvrir dans les mots. Risquer des sens. Cette fois, il s’agit d’un rêve, d’une incapacité à le comprendre, à l’entendre ; il s’agit d’une échelle dont les barreaux se brisent quand la main prétend les saisir. Ou d’une resistance. Au rêve ou du rêve.

Quelque chose, quelqu'un

1er février 2006

Quelque chose, quelqu’un

Recueil de 40 textes en prose poétique répartis en 4 parties accompagnées d’un frontispice de Frédéric Benrath. Le lac éclaire la part mystérieuse du silence et de l’être dans l’univers. Pas près pas, la vie s’enracine, répercute en d’infinies métamorphoses ses couleurs. La beauté du lieu est rencontre : quelque chose, quelqu’un, celle qui parle, le corps empli de présences, lumineuses et lointaines. La réalité, dit ce poème, nous arrive de l’extérieur. Elle vient à nous sous la forme d’un paysage, d’une (…)

Parfums d'apocalypse

1er février 2006

Parfums d’apocalypse

“ On raconte que pour voir la région, il suffisait de monter sur une valise. Jetée au début du livre, cette phrase, belle et énigmatique, ouvre sur le désastre d’une ville, d’un port aux eaux froides et noires, celles de la mort et de la débâcle.
Dans une prose âpre, rude et meurtrie, mais non dénuée d’humour, le poète Werner Lambersy, mêlant ici le conte, la chronique et la nouvelle, traque les dérives, pointe les failles et dénonce les pesanteurs religieuses et sociales. Il prend le temps de nous dire (…)

In Memoriam de Lionel Destremau

1er janvier 2006

In Memoriam de Lionel Destremau

C’est par ses blessures que Lionel Destremau fait sentir cette respiration infime et vaste où il bougeait, où nous bougions dans l’enfance. Un corps d’enfance par où le monde entrait et sortait ; où tristesse et incandescence formaient nos poumons - cette circulation interne. Cette respiration que Lionel Destremau agite dans In Memoriam à chaque bout de phrase comme effraction, difficulté à franchir le pas, prendre son envol. Et l’on dégringole et rebondit comme sautant d’un arbre, d’un mur. (…)

L'ombre de l'oiseau de proie

1er décembre 2005

L’ombre de l’oiseau de proie

Une suite de 82 poèmes, qui sont aussi des notes de voyages réels ou imaginaires. Des vues au travers des images pour tenter de dire l’infinie beauté du monde qui, chez Michel Cosem, a toutes les couleurs de la vie quand elle sait faire avec tendresse une place aux pertes multiples qui l’ajourent de nuit et l’irisent d’horizons incertains.
"L’amour se promène avec le printemps dans les ruelles et les chemins mouillés. Ils se regardent. Ils sont amis. Ils échangent des mots et des pétales. On les (…)

Le jardin de l'éditeur

1er décembre 2005

Le jardin de l’éditeur

72 auteurs, 24 photos en quadrichromie, chacune d’elle est portrait, ici l’abricot, ailleurs la menthe, la fève, le kaki… ou encore la pomme de terre et la tomate. Chacune d’elle est expression du désir.
Sur fond noir, le légume ou le fruit, crève le papier pour venir mouiller les papilles. Dans une lumière mordorée, une vie quasi cosmique sourd de la précision du détail. De même, les textes, dans leur diversité de plumes alimentent notre perception du vivant, grâce à l’approche singulière qu’en fait (…)

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.