L’Amourier

L’Amourier éditions

Contrairement à ce qui saute aux yeux, le nom de l’Amourier ne doit rien à Cupidon. C’est tout simplement le nom du quartier où se situe la maison d’édition ; ce lieu était jadis complanté de mûriers – amourier en occitan – arbres dont les feuilles sont utilisées pour l’élevage des vers à soie. On est ici dans la patience et l’obstination, dans le tissage, le textile ; dans l’avènement des textes en somme.

Notre maison ne publie pas ce qu’on appelle des « nouveautés » ; sa taille ne lui confère pas la visibilité indispensable à ce genre d’exercice. En revanche, depuis plus de 25 ans nous nous appliquons, titre après titre, à bâtir un catalogue où, à travers romans, poésie, nouvelles et formes narratives courtes, nous essayons de privilégier la diversité. Celle-ci découle naturellement des contributions apportées par chacune des personnes qui constituent notre comité de lecture.

Aux carrefours de nos mondes, plus encore depuis ces dernières années, s’ouvrent des voies funestes propres à compromettre la vie. La vie sur terre et celle de chacun dans son intégrité, dans sa dignité. Depuis 2015, année de nos 20 ans, nous avons ouvert une collection « Bio », certes elle contient un choix de biographies ; grandes figures qui par l’exemple de leur détermination, de leurs luttes concourent à l’expression de la vie, mais aussi l’exploration par les textes de mouvements, de pensées, de perspectives nous permettant d’envisager de nouvelles ressources pour alimenter nos devenirs.

Nous voudrions avec ce nouveau site intensifier les échanges au moyen d’informations, de chroniques, d’entretiens, de relations d’événements en rapport avec nos réseaux et publications.

Au-delà de ces quelques mots destinés à vous ouvrir les portes de la maison, nous vous laissons découvrir ce site et le catalogue des éditions…

Editions de poésie classique et contemporaine.

Livres d’artistes

Type de livres

Broché, illustré avec gravure, plaquettes.

Mode de diffusion, de distribution

Diffusion directe en librairie et VPC. Diffusion, distribution canada : Arche du livre

Année de création : 1995

Nombre de parution par an
 : 8 ou 10

Tirage moyen : 600 à 1000 exemplaires

Auteurs phares : Butor, Dobzynski, Biga, Noël, Freixe, Lambersy, Glück…

Accepte de recevoir des manuscrits

Tél : 04 93 79 32 85
email : amourier@wanadoo.fr

Contact

route du Col Saint-Roch

06390

Coaraze

Le chant des batailles

1er juin 2007

Le chant des batailles

Il s’agit de dire ces choses-là – quelques anecdotes personnelles, quelques banalités subjectives, quelques réactions ordinaires – non pas pour s’y complaire, non pas pour y tourner comme une toupie ivre, y retourner comme une excavatrice de vase, un trépan des grandes profondeurs, non pas pour souffrir à perpétuité, d’une souffrance répétitive, complaisante, masochiste… Non, il s’agit plus simplement d’y aller pour une vérité plus juste – la compréhension de ce qui est –, une vie meilleure. Il s’agit d’y (…)

La nuit parle

1er février 2007

La nuit parle

Louis Guillaume, avec trois mots, nous comble de rêveries ” écrivait Gaston Bachelard.
La nuit de Louis Guillaume nous “ parle ”, car elle est celle des contes et de leurs mystères, celle des romantiques allemands, celle de la voie lactée, de la forêt où réel et imaginaire se confondent…
La Nuit parle est un recueil de poèmes en prose, qui obtenait en 1961 à Rodez, le premier prix Antonin Artaud.
Hanté par maintes interrogations, Louis Guillaume tente d’obtenir par l’écriture, un instant (…)

Chambre noire de Paolo Ruffilli

1er septembre 2006

Chambre noire de Paolo Ruffilli

Dans le rapport que sa poésie crée avec les photos qui en sont le point de départ, dans une intemporalité perplexe et hallucinée qui est celle de la Photographie, Ruffilli commente, interprète l’image par des remarques comme jaillies de celle-là même, sans jamais peser. C’est une pensée qui est à l’œuvre, loin de toute " nostalgie-plaisir ", une pensée " qui éclaire " pour reprendre les mots de Barthes, voix du temps et du destin. (…)

Le miel amer de Gesualdo Bufalino

1er septembre 2006

Le miel amer de Gesualdo Bufalino

Le miel amer est un viatique pour une longue traversée émouvante, à travers le temps, d’une jeunesse perdue, retrouvée et transformée par le souvenir. Ses poèmes soulignent tout le désarroi d’un homme conscient de sa fragilité et de l’inconstance des sentiments, de l’absence / présence inévitable d’une divinité trop distraite, d’une terre ingrate – La Sicile – et en même temps généreuse, d’un homme qui trouve une planche de salut dans la lecture et dans l’écriture.
On a souvent défini l’écriture de Bufalino (…)

Le corps du sable de Fabio Scotto

1er juin 2006

Le corps du sable de Fabio Scotto

L’anthologie, Le corps du sable, rassemble des poèmes de Fabio Scotto traduits en français par plusieurs traducteurs depuis 1999. Ils sont tirés de trois recueils édités en Italie : La douce blessure exprime l’idée de la vie comme "blessure" racontée à travers les événements qui participent à la découverte de soi, Anniversaire dit l’expérience amoureuse, les intinéraires de son errance et de sa dérive en faisant de chaque impasse non pas la fin mais le recommencement d’un dialogue inlassable avec l’autre, (…)

Dans la suite des jours L'Echelle

1er mai 2006

Dans la suite des jours L’Echelle

Dans les marges de la Génèse, j’écris. Dans la suite des jours. Pour ouvrir dans les mots. Risquer des sens. Cette fois, il s’agit d’un rêve, d’une incapacité à le comprendre, à l’entendre ; il s’agit d’une échelle dont les barreaux se brisent quand la main prétend les saisir. Ou d’une resistance. Au rêve ou du rêve.

Quelque chose, quelqu'un

1er février 2006

Quelque chose, quelqu’un

Recueil de 40 textes en prose poétique répartis en 4 parties accompagnées d’un frontispice de Frédéric Benrath. Le lac éclaire la part mystérieuse du silence et de l’être dans l’univers. Pas près pas, la vie s’enracine, répercute en d’infinies métamorphoses ses couleurs. La beauté du lieu est rencontre : quelque chose, quelqu’un, celle qui parle, le corps empli de présences, lumineuses et lointaines. La réalité, dit ce poème, nous arrive de l’extérieur. Elle vient à nous sous la forme d’un paysage, d’une (…)

Parfums d'apocalypse

1er février 2006

Parfums d’apocalypse

“ On raconte que pour voir la région, il suffisait de monter sur une valise. Jetée au début du livre, cette phrase, belle et énigmatique, ouvre sur le désastre d’une ville, d’un port aux eaux froides et noires, celles de la mort et de la débâcle.
Dans une prose âpre, rude et meurtrie, mais non dénuée d’humour, le poète Werner Lambersy, mêlant ici le conte, la chronique et la nouvelle, traque les dérives, pointe les failles et dénonce les pesanteurs religieuses et sociales. Il prend le temps de nous dire (…)

In Memoriam de Lionel Destremau

1er janvier 2006

In Memoriam de Lionel Destremau

C’est par ses blessures que Lionel Destremau fait sentir cette respiration infime et vaste où il bougeait, où nous bougions dans l’enfance. Un corps d’enfance par où le monde entrait et sortait ; où tristesse et incandescence formaient nos poumons - cette circulation interne. Cette respiration que Lionel Destremau agite dans In Memoriam à chaque bout de phrase comme effraction, difficulté à franchir le pas, prendre son envol. Et l’on dégringole et rebondit comme sautant d’un arbre, d’un mur. (…)

L'ombre de l'oiseau de proie

1er décembre 2005

L’ombre de l’oiseau de proie

Une suite de 82 poèmes, qui sont aussi des notes de voyages réels ou imaginaires. Des vues au travers des images pour tenter de dire l’infinie beauté du monde qui, chez Michel Cosem, a toutes les couleurs de la vie quand elle sait faire avec tendresse une place aux pertes multiples qui l’ajourent de nuit et l’irisent d’horizons incertains.
"L’amour se promène avec le printemps dans les ruelles et les chemins mouillés. Ils se regardent. Ils sont amis. Ils échangent des mots et des pétales. On les (…)

Poème
de l’instant

Léopold Sédar Senghor

Femme noire

Femme nue, femme noire
Vêtue de ta couleur qui est vie,
de ta forme qui est beauté !
J’ai grandi à ton ombre ;
la douceur de tes mains bandait mes yeux.
Et voilà qu’au cœur de l’Été et de Midi,
je te découvre, Terre promise,
du haut d’un haut col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein cœur,
comme l’éclair d’un aigle.

Léopold Sédar Senghor, 1906-2001, « Femme noire », Chants d’ombre, Éditions Points, 2021.