L’Atelier du hanneton/ les cahiers-cristal

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Le sourire de l'absente d'André Cohen Aknin

1er octobre 2012

Le sourire de l’absente d’André Cohen Aknin

"sourire au corps
le matin je me calfeutre dans les larmes aux cris de l’oiseau fou enfance inachevée sur un corps froid"

Si tu veux vivre avance par Monique Domergue

1er septembre 2009

Si tu veux vivre avance par Monique Domergue

"les "bas quartiers" furent notre chance
tous entassés, tous mélangés
compagnons de misère ou d’exil
tous français tellement
tous ces cœurs-là venus d’ailleurs
italiens, espagnols, gitans
grecs ou polonais…"

sais pas par Monika Demange

1er septembre 2009

sais pas par Monika Demange

"J’ai froid dans
ma petite chemise de pauvre
les mains nues
j’ai vu le monde et
j’ai vite fermé la porte"
[…]

L'infime congé des pierres de Jacques Brossard

1er décembre 2003

L’infime congé des pierres de Jacques Brossard

En ces temps de pesanteur du monde, épreuve de force, liquidation en tout genre, jusqu’à l’or du temps que l’on solde, martèlement, voir bombardement intensif, l’Atelier du Hanneton continue son errance poétique et vous propose de nouveaux copeaux d’imaginaire.
Errance poétique ?
Oui, car c’est peut-être dans cette blessure, dans cette absence de certitude, qu’il nous faut maintenant chercher.
Les cahiers-cristal sont une errance.
Un ensemble de feuilles cousues qui laisse dans la main une sensation (…)

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.