L’Éphémère – 88 plaisirs fugaces

L’ comme L’instant, E comme Envol, P comme Passion, H comme Humanité… C’est sur le mode d’un acrostiche que les Éditions Bruno Doucey ont conçu l’anthologie de la 24e édition du Printemps des Poètes. L’éphémère et son unique voyelle invoquée quatre fois, l’inachevé, le fugace, le passager… Sans omettre ces insectes qui ne vivent qu’un jour, l’enfance et ses changements incessants, la brièveté de la vie humaine au regard des temps géologiques, la mémoire en lutte contre l’effacement, le rêve plus insaisissable que l’oiseau, la neige qui renvoie le monde à son impermanence. Bien sûr il y a l’envers de toute chose : l’éternité et le « dur désir de durer » dont parle Éluard, la mort seule immortelle. Mais reconnaissons-le, l’éphémère est avant tout une invitation à vivre pleinement le peu de temps qui nous est donné. Ici et maintenant. Et sans attendre !

Anthologie établie par Bruno Doucey et Thierry Renard
Avant-propos de Sophie Nauleau

L’anthologie L’Éphémère – 88 plaisirs fugaces publiée aux Éditions BRUNO DOUCEY à l’occasion du 24e Printemps des Poètes est disponible en librairie depuis le 3 février 2022.

L’Éphémère – 88 plaisirs fugaces, Éditions Bruno Doucey, 20 euros, 240 pages.

- Une soirée à la Maison de la poésie de Paris autour de cette anthologie est organisée mercredi 16 mars.


Partenaire

Poème
de l’instant

Lettre à Louise Colet

22 août 1853,

Toi, je t’aime comme je n’ai jamais aimé et comme je n’aimerai pas. Tu es et resteras seule, et sans comparaison avec nulle autre. C’est quelque chose de mélangé et de profond, quelque chose qui me tient par tous les bouts, qui flatte tous mes appétits et caresse toutes mes vanités.

Gustave Flaubert, 1821-1880, Lettre à Louise Colet.