L’air respirait comme un animal

L'air respirait comme un animal

De la lutte entre le corps et l’esprit naît chez Constance Chlore une sensualité ne reniant rien de sa source : l’animal dans l’homme et pourquoi pas le végétal. Le langage, c’est-à-dire le désir de dire, s’impose à la poète dont la vitalité pulse à chaque détour de phrase. Le poème est un tigre bondissant que les mots tentent de dompter.
« … Nous habitons le même sol
nous respirons l’air, nous sommes vivants
La mort, la folie : tenues dans la gueule
Mots, souffle, regards nous reconduisent à nos frontières
Dans la solitude des épines
tu mêles ton odeur à celle des fleurs
Dans des traces aveugles
tu fais le chemin Là, tes noms boiront : chaque ombre a du sens … »

L’air respirait comme un animal est le treizième recueil de la collection Le Vrai Lieu

Paru le 6 novembre 2021

Éditeur : Unicité.

Genre de la parution : Recueil

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

James Sacré

Une fin d’après-midi à Marrakech

Parler s’en va dans la nuit, entièrement :
Comme un désir est dans le cœur.

James Sacré, Une fin d’après-midi à Marrakech, Éditions Ryôan-ji, 1998.