L’air respirait comme un animal

L'air respirait comme un animal

De la lutte entre le corps et l’esprit naît chez Constance Chlore une sensualité ne reniant rien de sa source : l’animal dans l’homme et pourquoi pas le végétal. Le langage, c’est-à-dire le désir de dire, s’impose à la poète dont la vitalité pulse à chaque détour de phrase. Le poème est un tigre bondissant que les mots tentent de dompter.
« … Nous habitons le même sol
nous respirons l’air, nous sommes vivants
La mort, la folie : tenues dans la gueule
Mots, souffle, regards nous reconduisent à nos frontières
Dans la solitude des épines
tu mêles ton odeur à celle des fleurs
Dans des traces aveugles
tu fais le chemin Là, tes noms boiront : chaque ombre a du sens … »

L’air respirait comme un animal est le treizième recueil de la collection Le Vrai Lieu

Paru le 6 novembre 2021

Éditeur : Unicité.

Genre de la parution : Recueil

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Le Printemps et le reste

L’ardent secret de midi est dévoilé
et et et
le sable fracassé donne le son de l’amour

William Carlos Williams, 1883-1963, Le Printemps et le reste, Éditions Unes, 2021.