L’enfer de Dante, traduit William Cliff

L'enfer de Dante, traduit William Cliff

Édition bilingue
Traduit de l’italien par William Cliff
En entreprenant une nouvelle traduction de L’Enfer de Dante, William Cliff s’est lancé un défi : celui d’en rendre exactement la forme originelle tout en lui donnant autant de fluidité que possible. Sur la forme, il a respecté le décasyllabe, afin de rendre au plus près la musique du poème. Sur le fond, il n’a pas hésité à supprimer des noms et des références qu’il jugeait inutiles ou fastidieux. Comme il l’explique dans un bref préambule, ce double parti-pris n’a qu’un seul but : « offrir un vrai poème dont la marche n’est en rien entravée ». Loin de trahir le poète florentin, le poète belge l’accompagne. La richesse de sa traduction tient à cela : il se glisse sur ses pas, telle une ombre, dans les cercles infernaux. Une démarche singulière, mais tout à fait légitime. Cliff, comme Dante, est un poète en marche et de L’Enfer au Paradis, la
Divine Comédie n’est qu’un voyage.

Paru le 1er février 2014

Éditeur : La table ronde

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.