L’herbe qui tremble

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Paris

Un art des passages

1er juin 2017

Un art des passages

Un art des passages se divise en quatre parties, deux sont consacrées aux poètes et aux peintres, deux à des réflexions sur la création, chacune précédée d’une série de poèmes.
La première partie : « Nulle part notre lieu // mais un poème en est la porte ». Avec le titre, Pierre Dhainaut nous donne ses convictions de poète, l’attachement indéfectible à la poésie comme sens à la vie, et la nécessité de ne pas arrêter son regard mais de le laisser recevoir tous les « lieux ».
« Que serait un poème si la (…)

Voltiges

1er avril 2017

Voltiges

avec des peintures de Colette Deblé
postface de Françoise Ascal

Broussailles de Laurent Albarracin

1er avril 2017

Broussailles de Laurent Albarracin

avec des œuvres de Aaron Clarke

Révolution des rêves de Béatrice Marchal

1er avril 2017

Révolution des rêves de Béatrice Marchal

Avec « Résolution des rêves », Béatrice Marchal se souvient de son enfance, elle explore ses souvenirs sans lesquels on ne peut rien construire.
Le recueil commence par des rêves évoquant des traversées dans l’eau, fort symbole de la naissance, de l’enfant bien sûr, mais aussi de sa poésie :
« à moi, eau de recréation !/ à moi, eau qui porte aux rives du sens,/ lettres, syllabes et mots ! »
L’eau est aussi apaisement :
« Chaque fois que revient le calme/ en moi, c’est le petit ruisseau d’eau claire/ que (…)

Une vie mélangée de Philippe Lekeuche

1er février 2017

Une vie mélangée de Philippe Lekeuche

AU BORD DU LAC
Un grand amour ne suffira jamais
À rendre fou le Mal, qu’il perde sa méchante tête
Ô douleur, douleur fichée au sein des amants
Puisqu’aimer reprend les enfers
Planent delà le lac les mouettes calmes
Là, bien posées sur le vent tempétueux
Beauté si lente advenant du tumulte
Où l’aile souple aplanit nos fautes
Car l’espérance est méditation, enfant qui contemple
Debout, au bord des eaux, l’insigne carrousel
Je le vois, et ma passion, vaine et naïve
Toutes mes amours fausses, (…)

Le dehors intime

1er janvier 2017

Le dehors intime

Marcher à mots comptés au plus près de la terre et du pays profond. Trouver, sans trop souiller, quelques traces de l’homme, quelque empreinte du temps. Et humblement, au plus intime, offrir l’espace, nicher l’écho. Pour mémoire inventive assembler les contraires, nouer les confluences, et, toujours ce chemin, entre source et chaos, que le poème trace à celui qui accorde.
Fendons l’écorce
pour faire entendre
la sève aphone
Forçons la pierre
pour exprimer
l’eau de la source
Accordons-nous (…)

Voix entre voix

1er octobre 2016

Voix entre voix

« Dès le seuil remercie :
après ton départ
la glycine
refleurira,
même en octobre. »

Neige suvi de Vivante étoile

1er juin 2016

Neige suvi de Vivante étoile

peintures de Marie Alloy
Te regarder m’apprend
la liberté.
Vivre et le poème
ont besoin d’elle.
Te regarder m’apprend.
Te regarder mourir
en silence.

L'autre nom du vent

1er mars 2014

L’autre nom du vent

Aux miroirs nous avons tourné le dos. La nuit a délivré l’espace où les oiseaux affluent, nous lui tiendrons parole en évitant qu’ils ne s’effraient : quel horizon sera notre hôte, quelle mémoire en prendra soin sur le sable lisse ou dans l’air farouche, en toute voix une autre voix le devine, qui progresse, qui porte un nom de vent.

Le Temps au crible

1er mars 2014

Le Temps au crible

Fie-toi aux mirages
qui t’indiquent la route,
romps le pain avec le vent.
Ce temps se situe toujours
à l’écart des horloges,
dans ces territoires
auxquels l’oubli
ne porte pas atteinte.
Fais face aux précipices,
aux torrents, aux tourmentes,
tu rejoindras ce pays
où s’absentent les ombres,
où s’enracinent les éclairs.

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.