L’herbe qui tremble

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Grünewald, le temps déchiré

15 avril 2021

Grünewald, le temps déchiré

La découverte du retable d’Issenheim, à Colmar, oeuvre du peintre Mathias Grünewald, fut un événement marquant dans la vie de Françoise Ascal. De ce choc est né le long poème Grünewald, le temps déchiré.
Entre 1994 et 1996, le peintre Gérard Titus-Carmel, avec lequel Françoise Ascal a déjà collaboré, a réalisé un vaste ensemble de dessins intitulé Suite Grünewald. Quelques-uns d’entre eux accompagnent le poème. Ces deux lectures - écrite et picturale - entrent ici en résonance. L’une comme l’autre témoignent (…)

Dans le vent pourpre

1er avril 2021

Dans le vent pourpre

Couverture André Ruelle, « Dans le vent pourpre » (détail), 2020.
Murs gris de métal ou de béton
murs barbelés de sang
je ne vous prêterai pas mes lèvres
L’infini parle la langue du rossignol
Seul le bleu du ciel
peut le comprendre
Je préfère lui confier ma voix
au risque du naufrage

en découdre

1er avril 2021

en découdre

Le dernier recueil d’Isabelle Lévesque, en découdre est un chant d’amour, ce don de la vie qu’il faut sans cesse raviver, enflammer, rendre à la lumière.
Ne pas refuser, même brûler,
distraire la nuit.
Rendre au ciel ce qui fut noir,
parcourir d’un même frisson
plusieurs départs. Ne négliger
ni la lune ni l’épée.
Il faudra bien séparer
la nuit & le jour,
en découdre.

Perpetuum mobile

29 octobre 2020

Perpetuum mobile

Réédition d’un livre paru en 1968 et épuisé, Perpetuum mobile est un moment charnière dans le travail poétique de Pierre Garnier. Il marque le retour du poète vers une poésie linéaire, qu’il avait délaissée pour se consacrer au spatialisme, poésie visuelle qu’il avait inventée avec son épouse Ilse Garnier au début des années 1960. Ce que Pierre Garnier commente dans un texte repris en préface :
« Ce livre de poèmes montre l’influence du spatialisme sur [ma] poésie : en effet il ne s’agit pas cette fois-ci de (…)

Arrière-plans

29 octobre 2020

Arrière-plans

Peintures de Jean Morette
Arrière-plans est la somme des poèmes écrits derrière la vitre où filtre la lumière des nuits et des aubes pluvieuses. Le poète y recense les sentiments qui le traversent durant les nuits de veille, propices à l’écriture, où le temps ralenti conduit la pensée à méditer, sur soi-même, sur le temps, sur les désirs, s’abandonnant à la mélancolie.
Revoici les mots provisoires
pour que recommence
ce qui doit l’être
Non écrire n’est pas vraiment
mourir
seulement un leurre
pour (…)

Le Travail du Monde

21 octobre 2020

Le Travail du Monde

Peintures de Jean Morette
En décrivant le monde du travail au 20e siècle, Jean-Louis Rambour raconte en poète l’intemporalité du travail. Pierre Tréfois dit de ce recueil : « Quelle joie de se plonger dans cet univers du boulot, réputé apoétique, par la grâce de la plume de Jean-Louis Rambour, qui réalise là une performance : nous rappeler, en poète, que toute richesse émane du prolétariat, des savoirs et savoir-faire de la multitude ! Nous sommes aux antipodes du « réalisme socialiste », de ses louanges, (…)

Buissonnières

1er octobre 2020

Buissonnières

Vision d’un poète hors les murs, parcourant le motif du Causse par sentiers buissonniers, éboulis et résurgences, embrassant la nature, en cris et en sourdine selon les questions essentielles qui jalonnent un parcours expressionniste et rural, sans concessions à l’air du temps où l’égo s’étale et s’exacerbe.
Je retrouve au pays après son paysage
le dépaysement
que tout poème doit donner
Je le retrouve dans tout ce que j’ignore
le sifflement
sur le corps d’un sorbier
me fait croire à l’oiseau
et (…)

Comme un rat

19 septembre 2020

Comme un rat

Est-il vrai, comme l’écrivait Léon-Paul Fargue, il y a près de cent ans, qu’il y a « trop de livres dans les boutiques, trop de pages dans les livres, trop de phrases dans les pages, trop de lignes dans les phrases, trop de mots dans les lignes, trop de lettres dans les mots […] » ?
L’inquiétude de Fargue est toujours la nôtre, et elle ne cesse de s’amplifier.
Comme un rat est une réplique à ces angoisses, par exemples interposés : exemples de ce qui mérite d’être lu et, surtout, relu ; exemples de ce (…)

Singularités

26 mars 2020

Singularités

Identités instables, rendez-vous équivoques, vertiges de l’existence ordinaire, personnages interlopes frôlés dans le coton d’un mauvais rêve, fantômes obsédants des ancêtres, gouffres de l’expérience humaine : les poèmes de Carino Bucciarelli respirent une inquiétante étrangeté non dénuée d’humour.
Le présent recueil réunit, sous le titre « Quelques visages », un choix de poèmes écrits entre 1985 et 1992. S’y ajoutent deux ensembles plus récents, « Dix étincelles » et « Couleurs inouïes ».
Maintenant plus (…)

D'où que viennent ces vents de Dominique Delfieu

11 mars 2020

D’où que viennent ces vents de Dominique Delfieu

La collection « Papiers d’art » est un partenariat entre la galerie Papiers d’art à Paris et les éditions L’herbe qu tremble. Ensemble, nous souhaitons associer artistes et poètes. Une exposition est l’occasion de réunir artistes et un poète dans un livre au format « de poche ». La collection s’ouvre avec D’où que viennent ces vents. Dix œuvres de chaque artiste exposées, la sculptrice Anne Delfeu, la photographe Louve Delfeu et le peintre Raoul Ubac, sont reproduites et accompagnées par les mots du poète (…)

Poème
de l’instant

Eric Sarner

Simples merveilles

Il y a cet instant, juste avant l’heure, où
j’écris ici,
pour rien,
un petit matin.
Fraîcheur d’une plaine stoïque, le dedans d’un désir,
Là, oui, j’écris,
pour rien,
pour le moindre verbe,
comme Marcher,
Courir,
Lutter,
Pousser,
Tenir…
Qui nous garderait vivants.

Éric Sarner, Simples merveilles, Tarabuste éditions, 2020.