L’oeuvre romantique 1837-1847

Auteur : Leconte de Lisle

L'oeuvre romantique 1837-1847

Le tome 1 de la nouvelle édition des ouvres complètes de Leconte de Lisle comprend d’abord une introduction générale qui propose dans une longue préface un survol de l’ensemble du parcours de cet auteur, ainsi qu’une réflexion sur la nature des textes proposés à la lecture.

Ceux qui sont publiés ensuite ont été écrits entre 1837 et 1847 et se réfèrent de façon forte à trois lieux géographiquement et culturellement très éloignés les uns des autres, l’île natale (la Réunion), Rennes, Paris. Après la mort du poète, ils avaient été repris de façon plus ou moins ordonnée, en marge ou en appendice aux quatre recueils canoniques, Poèmes antiques, barbares, tragiques et Derniers poèmes. Ils sont ici, pour la première fois, publiés en six ensembles, quatre œuvres poétiques, Essais poétiques, Cour et âme, Odes à la France, et Hypatie, et deux recueils de textes en prose, « récits » et « articles » littéraires et politiques.

L’ensemble forme une œuvre d’une très grande cohérence, malgré ou plutôt à cause de la permanente interrogation sur elle-même qu’on peut y lire - l’œuvre d’un poète de la seconde génération romantique, celle qui a vécu une sorte de préface aux événements des années 1848 à 1851 comme la fin d’une adolescence prolongée. Avec les premiers recueils de Banville récemment réédités et très précisément commentés, et une petite partie de l’œuvre de Baudelaire, se trouve ainsi constitué un corpus qui permet de reprendre sur des bases plus solides un des thèmes favoris de la critique, ancienne et moderne (de J.P. Sartre à Dolf OEhler), à savoir la métamorphose de la littérature ou plus spécifiquement de la poésie après ou à la faveur d’une sorte de silence (1848-1852).

Paru le 15 février 2011

Éditeur : Honoré Champion

Genre de la parution : Anthologie

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Anise Koltz

L’avaleur de feu

Il y a des paroles
qu’on ne peut prononcer –

Sur les lignes tendues de nos vies
elles montent et descendent
comme des saltimbanques
des somnambules
qui tombent
quand on les appelle

Anise Koltz, L’avaleur de feu, Éditions Phi, 2003.