L’oreille du Loup
Editeur de poésie contemporaine, notamment étrangère.
Type de livres : broché
Mode de diffusion, distribution : VPC
Année de création : 2007
Nombre de parutions par an : 6
Accepte de recevoir des manuscrits (uniquement par courriel) :
loreilleduloup@yahoo.fr
1er mars 2015
Registre des ombres
le remords a son sourire de sable sa voix sifflante de vieillard qui nous somme d’oublier les zébrures de l’ombre sur les pelages de la peur de balayer les derniers lambeaux des rêves que nous aurions pu jouer d’ignorer l’imparfait des fantasmes qui nous enferment
de sa griffe sur nos paupières la caresse n’est qu’une passe pour empêcher la tempête de faire rage entre les pages du silence interrompre le pur écoulement du temps dans nos veines nous distraire des leçons que la nuit nous assène sur (…)
1er décembre 2014
La mort ne séduit pas les ivrognes d’Omar Youssef Souleimane
Je n’ouvrirai pas mon cœur
Nous sommes aussitôt revenus du froid des cimetières
Et nous avons offerts les fleurs et les victimes
Dans la pièce aucune tristesse
Dehors aucun bruit de guerre
Néanmoins l’enfer est un taureau
Et nos pensées sont rouges
Extrait du livre La mort ne séduit pas les ivrognes, L’Oreille du Loup, 2014.
1er mai 2013
Un autre chemin de Maria Mercedes Carranza
Doux mensonge
Avant de découvrir que le beau chemin
n’est qu’une farce inutile,
un puits d’eaux mystérieuses
d’où nous avons tiré ce qui n’existe pas ;
avant que l’approche de l’ennui
ou la ruine du sourire n’apparaissent ;
avant que la frivolité
ne vienne se recoucher dans mon lit ;
avant que le désir ne se corrompe
ou les mots ou les rires,
laisse-moi te demander que le mensonge,
le doux mensonge d’être toi et moi dure
le vaste temps de (…)
1er mai 2013
Dans le prochain monde de Mario Campana
Quand tu reviendras
après avoir erré jour et nuit
sous des astres silencieux
et t’être étendu sur des lits inconnus
imaginant
le sinistre paysage de l’éternité,
et quand tu regretteras encore une fugitive révélation
une fleur étrange,
1er octobre 2011
Territoire de la peur de Leopoldo Maria Panero
Anthologie poétique, traduit de l’espagnol par Stéphane Chaumet
"Je suis un nid de cendre
où viennent les oiseaux
pour chercher la manne de l’ombre
la flèche clouée dans le poème
le baiser de l’insecte."
1er juin 2010
Sans issue Fara iesire de Ion es. Pop
Anthologie poétique traduit du roumain par Linda Maria Baros
"1. Comme un amer et grand oiseau marin
flotte la malchance au-dessus des foyers pour jeunes
travailleurs, 15 rue Oltetului.
ici ne vivent que ceux qui nous ressemblent. ici
la vie se boit et la mort s’oublie…."
1er septembre 2009
L’instant oblique
"J’ai peur d’avoir cet âge du chemin de traverse
alors que je voudrais l’été perdu en moi
marcher comme on écrit là où tout s’ensemence"
1er juillet 2009
La belle mendiante suivi de René Char, lettres à Gabrielle Althen
"La mort, non, mais le fait de mourir et le mourir : la paix malgré les roses se tord sous le cyclone… Entre tenailles et rêve, chant de l’improbable, entre larmes et fruits, entre mensonges et cris, et par delà les pleurs de la vallée oblongue, le voeu de la BELLE MENDIANTE : une sonate à l’aise y pouvait bien courir."
1er avril 2009
Intempérie de Pura Lopez Colomé
Traduit de l’espagnol (Mexique) par Stéphane Chaumet.
Pura Lopez Colomé est née en 1952 à Mexico et vit actuellement à Cuernavaca. Elle a publié 8 livres de poésie dont 5 ont été réunis sous le titre Musica Inaudita. Elle a traduit en espagnol de nombreux auteurs dont Samuel Beckett, Carlos William, Rainer Maria Rilke…
"Le jour où la femme
s’est rendue compte de tout,
elle mit un terme de ses propres mains
à ses terreurs les plus profondes.
Elle abandonna sa maison,
élégante et parfumée,
en (…)
Poème
de l’instant
Survivance des lucioles
Les lucioles, il ne tient qu’à nous de ne pas les voir disparaître. Or, nous devons pour cela, assumer nous-mêmes la liberté du mouvement, le retrait qui ne soit pas repli, la force diagonale, la faculté de faire apparaître des parcelles d’humanité, le désir indestructible. Nous devons donc nous-mêmes - en retrait du règne et de la gloire, dans la brèche ouverte entre le passé et le futur - devenir des lucioles et reformer par là une communauté du désir, une communauté de lueurs émises, de danses malgré tout, de pensée à transmettre. Dire oui dans la nuit traversée de lueurs, et ne pas se contenter de décrire le non de la lumière qui nous aveugle.