La Beauté Eurydice

de Georges de Rivas

La Beauté Eurydice

L’œuvre de Georges de Rivas aux accents prophétiques est inspirée par une vision orphique où le poème allié à la musique déploie au dessus du néant les ailes d’un lyrisme flamboyant. Ses dernières œuvres « Orphée au rivage d’Evros » et « La Beauté Eurydice « sont marquées par son attrait pour le mystère et l’invisible révélés en la lumière de l’âme. Dans le sillage des troubadours et du mythe revisité d’Orphée, cette poésie est traversée et visitation du jardin de l’Amour où est éclose la rose d’une nouvelle parole sur l’Homme et le Cosmos. Son Essai : « La Poésie au péril de l’Oubli » - est un hommage à neuf grands poètes levés dans la poussière d’or de la nuit : Hölderlin, Novalis,Hugo Baudelaire, Rimbaud, Mallarmé, Saint-John Perse, René Char et Salah Stétié. (L’Harmattan 2014).
Invité Spécial au Festival international « Letras en La Mar »à Puerto-Vallarta, (Mexique) il a reçu en 2017 la plus haute distinction : « El Caracol de Plata ». Pour le Bicentenaire de Leconte de Lisle, il a prononcé à Saint-Denis de la Réunion une Conférence intitulée : « Leconte de Lisle dans son rapport à Orphée ». Il est l’initiateur du Printemps des Poètes au Château de Solliès-Pont (Var).

L’originalité du Poème « La Beauté Eurydice » réside dans un dialogue permanent entre Orphée et Eurydice, liés l’un à l’autre comme la parole au silence. Eurydice se révèle comme la source d’eaux-vives d’où jaillit le poème aimanté par sa Présence-Absence. Muse de la poésie orphique, Eurydice sort de son silence et s’adresse à Orphée revenu sur terre depuis l’au-delà où elle séjourne. Comme l’augure l’une des acceptions étymologiques de son nom « Grande Justice », son apparition ne peut avoir lieu qu’en une fin des temps - l’Apocalypse - qui verrait la transfiguration de l’Histoire ou, dans ce pur instant d’éternité, petite apocalypse et révélation dans la foudre enchantée du poème.
Souffle éthéré du silence d’où naît la poésie, la Beauté Eurydice s’accorde à la parole de René Char : « il semble que ce soit le ciel qui ait le dernier mot, mais il le prononce à voix si basse que nul ne l’entend jamais ». « Poésie, la vie future à l’intérieur de l’Homme requalifié ».

Paru le 1er mai 2019

Éditeur : Editions Alcyone

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.