La Crypte

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Crypte de hagetmau
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Hagetmau

Heimat

1er juin 2019

Heimat

Trajectoire d'une rayure

1er juin 2019

Trajectoire d’une rayure

Quelle forêt y a-t-il au bout de soi-même ?

Corps silencieux

1er juin 2019

Corps silencieux

un temps pareil

1er juin 2019

un temps pareil

Hypergéographique j’interpelle les terres
et j’active les bonds et les sauts dans les mondes
fais croître les déserts
grandis les océans
et plante les forêts
qui séparent et éloignent
qui plongent et qui respirent.
Hypergéographique il y a derrière moi un monde qui recule
et reculant m’embrasse
et c’est dedans ce monde qu’enragent les étoiles
et que se font les nuits
que croissent les volcans
que jonglent les planètes et passent les comètes (…)

Cardinal des loups

31 décembre 2018

Cardinal des loups

Découvrez un extrait lu par l’éditeur en cliquant ici

Domanial

31 décembre 2018

Domanial

Découvrez un extrait lu par l’éditeur en cliquant ici

Nous, nuit

26 avril 2018

Nous, nuit

Kaïa

1er février 2017

Kaïa

Mon prénom est une île solitaire.
Avec cette petite
fleur blanche nichée dans ma longue chevelure noire.
Mes pieds nus dans le sable humide.
Un rêve immuable.
L’océan l’homme de ma vie.
De l’eau jusqu’à la nuque.
Et bientôt je ne suis plus qu’une ombre perdue dans l’écume du
crépuscule

Une vie pour Camille de Gabriel de Richaud

1er mai 2016

Une vie pour Camille de Gabriel de Richaud

Vraiment
Je ne sais pas comment te délier des étoiles
Te défaire des saisons
– sans toi –
Des racines impossibles où tu t’es pris les pieds
Les racines de l’envers du monde
C’est comment Mon garçon Un arbre à l’envers
Apprends-moi
Je me fous de savoir si les feuilles tombent ou s’envolent
Je veux bien m’effondrer
Moi
M’effondrer vers le ciel
Sans le silence insupportable qui claque dans ma poitrine entre chaque (…)

Lisianthus de Sylvie Marot

1er octobre 2015

Lisianthus de Sylvie Marot

Lâche, sa jupe. Amincies, ses hanches. Noire, sa jupe. Blanches, ses hanches. Japonaise, sa jupe. Muettes, ses hanches. Mate, sa jupe. Amantes, ses hanches. Austère, sa jupe. Adultères, ses hanches. Plissée, sa jupe caresse ses hanches, ses cuisses et ses mollets à chaque pas. Plats, les plis de sa jupe. Pleines, ses hanches. Amples, son bassin et ses seins. Talaire, sa jupe. Lâchés, ses cheveux qui tombent presque sur ses hanches. Tombée, sa jupe. Nues, ses (…)

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.